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Inde: 5 morts lors de manifestations contre la loi sur la citoyenneté, le bilan grimpe à 20 victimes

Manifestation contre la nouvelle loi sur la citoyenneté à Meerut, dans l'Uttar Pradesh, en Inde, le 20 décembre 2019

Manifestation contre la nouvelle loi sur la citoyenneté à Meerut, dans l'Uttar Pradesh, en Inde, le 20 décembre 2019 - STR / AFP

Adoptée le 11 décembre par le parlement indien, cette nouvelle loi facilite l'obtention de la citoyenneté indienne par les réfugiés d'Afghanistan, du Bangladesh et du Pakistan, à l'exception de ceux de confession musulmane.

Au moins cinq personnes, dont un enfant de huit ans, ont été tuées dans le nord de l'Inde lors de manifestations contre la nouvelle loi sur la citoyenneté, portant à vingt le nombre de morts depuis le début des protestations la semaine dernière, a indiqué ce samedi la police locale. 

Quatre manifestants ont succombé après avoir été blessés par balles vendredi lors d'affrontements avec la police, a annoncé samedi le porte-parole de la police de l'Etat d'Uttar Pradesh, Shirish Chandra. Un enfant de huit ans a par ailleurs été tué lors d'une bousculade lors d'une manifestation dans la ville sainte hindoue de Varanasi, dans le même Etat, a indiqué le chef de la police du district, Prabhakar Chaudhary.

Ces victimes portent à vingt le nombre de morts enregistrés depuis le début des protestations il y a dix jours contre cette loi jugée comme discriminatoire à l'égard des musulmans.

L'Uttar Pradesh particulièrement touché

Adoptée le 11 décembre par le parlement indien, la loi facilite l'obtention de la citoyenneté indienne par les réfugiés d'Afghanistan, du Bangladesh et du Pakistan, à l'exception des musulmans.

L'Uttar Pradesh est avec quelque 200 millions d'habitants - dont 20% de musulmans - le plus peuplé des Etats de l'Inde. Onze des 20 vicitimes enregistrées depuis le début de la protestation ont été tuées en Uttar Pradesh, dont dix ont été tuées par balles, à Kanpur, Meerut, Muzzafarnagar, Bijnor et Firozabad, selon le porte-parole de la police. 

L'opposition politique a dénoncé une "répression brutale" des manifestants par le pouvoir nationaliste hindou qui a multiplié les mesures de couvre-feu, de fermeture de commerces et d'ateliers et de bloquage d'accès à internet pour tenter d'étouffer la contestation.

Mélanie Rostagnat avec AFP