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AirAsia: le copilote était aux commandes de l'avion au moment du crash

Rémi Plesel, le copilote de l'avion AirAsia qui s'est abîmé en mer fin décembre 2014.

Rémi Plesel, le copilote de l'avion AirAsia qui s'est abîmé en mer fin décembre 2014. - BFMTV

Les analyses des boîtes noires de l'appareil, qui s'est abîmé fin décembre en mer de Java, ont révélé que le copilote français se trouvait aux commandes au moment du crash.

Le copilote tenait les commandes de l'avion au moment du drame. L'Airbus A320 d'Air Asia, qui s'est abîmé en mer de Java le 28 décembre dernier, avec 162 personnes à bord, était piloté par Rémi Plesel, un Français de 45 ans, ancien ingénieur devenu pilote il y a quatre ans, a annoncé ce jeudi la Commission nationale de sécurité des transports, après avoir analysé les boîtes noires de l'appareil.

"Le capitaine surveillait le vol"

Mardjono Siswosuwarno, qui dirige cette commission, a déclaré à des journalistes que les enregistreurs de vol retrouvés au fond de la mer donnaient une idée assez claire de ce qui s'est produit peu de temps avant le crash du vol QZ8501, sans donner davantage de détails.

L'Airbus A320-200 qui effectuait la liaison entre Surabaya, en Indonésie, et Singapour, a disparu des écrans radar le 28 décembre, alors que les conditions météo étaient mauvaises, et s'est abîmé une quarantaine de minutes après le décollage.

"Le commandant en second, souvent appelé co-pilote,
habituellement assis à la droite du cockpit, était à ce moment là, aux commandes de l'avion", le capitaine, assis à gauche, surveillait le vol."

"Pas un sous-pilote"

"Il faut s'enlever l'idée que le copilote serait un 'sous-pilote', serait l'adjoint du commandant de bord", a tenu à rappeler, sur BFMTV, Stéphane Gicquel, secrétaire général de la Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs. "Un copilote a toutes les capacités, toutes les certifications nécessaires pour piloter un avion, un copilote n'est pas un sous-pilote".

Le copilote, un Français de 45 ans, était un ancien ingénieur devenu pilote il y a quatre ans. Sa famille a réclamé le 20 janvier qu'un juge d'instruction français soit désigné afin d'avoir accès au dossier et permettre à des experts judiciaires de se rendre sur place. 

De 9.700 à 11.400 mètres en 30 secondes

L'avion avait effectué une montée très brutale avant de décrocher et de tomber en mer, selon les éléments déjà recueillis et divulgués par les enquêteurs. Un autre enquêteur a confirmé que le pilote avait procédé à une brusque ascension avant que l'appareil ne décroche. En l'espace de 30 secondes, l'avion est passé de 32.000 pieds (9.700 mètres) à 37.400 pieds (11.400 mètres), avant de chuter pendant trois minutes, a ajouté cet enquêteur.

Le rapport préliminaire n'a pas été rendu public. Les enquêteurs ont indiqué que le rapport final serait achevé dans sept ou huit mois.

Seuls 72 corps ont été repêchés jusqu'ici. Des recherches limitées se poursuivent pour tenter de retrouver les autres, mais l'armée indonésienne a mis fin à ses opérations, après avoir échoué à remonter le fuselage gisant au fond de la mer. Parmi les 162 personnes à bord de l'avion se trouvaient 155 Indonésiens, le copilote français, trois Sud-Coréens, un Britannique, un Singapourien et un Malaisien.

Adrienne Sigel, avec agences