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Angleterre: "l'enfant tueur" de Liverpool condamné à nouveau, pour pédopornographie

Des policiers à Liverpool (photo d'illustration).

Des policiers à Liverpool (photo d'illustration). - PAUL ELLIS / AFP

En 1993, alors qu'il n'avait que 10 ans, il a été condamné pour le meurtre d'un enfant de 2 ans. Il a écopé mercredi de 3 ans et 4 mois de prison pour possession de documents pédo-pornographiques.

Il est l'un de deux "enfants tueurs" âgés de 10 ans condamnés en Angleterre en 1993 pour avoir torturé et tué un garçonnet de 2 ans. Jon Venables a été condamné à nouveau mercredi, à trois ans et quatre mois de prison, pour possession de documents pédopornographiques.

Etant données sa précédente condamnation à vie pour meurtre en 1993, pour laquelle il avait passé 8 ans en prison, et une autre condamnation, déjà pour pédo-pornographie, en 2010, il pourrait ne pas être libéré après avoir purgé sa nouvelle peine. Jon Venables avait plaidé coupable et admis posséder 1.170 images pédo-pornographiques, ainsi qu'un manuel expliquant comment avoir des relations sexuelles avec des enfants de manière "sûre". 

Le juge Andrew Edis a estimé que les images que Jon Venables avait téléchargées sur son ordinateur étaient "bouleversantes pour une personne ordinaire". Il a souligné que la possession de telles images "encourageait la commission d'infractions très graves".

Il a changé d'identité pour éviter des représailles

Il a décrit le manuel comme un "document ignoble, qui encourage ses lecteurs à commettre les infractions sexuelles les plus graves sur de très jeunes enfants". La possession de ce manuel "suggère" que Jon Venables "envisageait" de perpétrer des "crimes d'ordre sexuel sur des enfants".

En 1993, Jon Venables et Robert Thompson, âgés de 10 ans à l'époque, avaient enlevé, torturé et tué le petit James Bulger à Liverpool, dans le nord-ouest de l'Angleterre. Le corps supplicié de ce garçon de 2 ans avait été retrouvé deux jours plus tard à proximité d'une voie ferrée. L'affaire avait provoqué un grand émoi dans le pays.

Les deux condamnés avaient bénéficié d'une remise en liberté conditionnelle en 2001 et avaient eu de nouvelles identités pour leur éviter de subir des représailles.

C.V. avec AFP