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Trump remplace un ministre par... le médecin de la Maison Blanche

Donald Trump, le 23 mars 2018.

Donald Trump, le 23 mars 2018. - AFP

Le président américain a choisi de nommer le médecin de la Maison Blanche, Ronny L. Jackson, à la tête du ministère des Anciens combattants.

La valse des ministres ne s'arrête plus, à la Maison Blanche. Cette fois-ci, après son secrétaire d'Etat, son conseiller économique et son conseiller à la sécurité nationale, c'est son ministre des Anciens combattants que Donald Trump a choisi de remplacer. 

Annonce sur Twitter

Le président américain a annoncé sur Twitter le nom de son remplaçant, le médecin militaire de la Maison Blanche, Ronny Jackson. 

"Je suis très heureux d'annoncer que j'ai l'intention de nommer le très respecté amiral Ronny L. Jackson, docteur en médecine, comme nouveau ministre des Anciens combattants", a écrit Donald Trump. 

"Je remercie le docteur David Shulkin pour service rendu à notre pays et à nos FORMIDABLES ANCIENS COMBATTANTS!", a ajouté le président, précisant que Robert Wilkie, un responsable du Pentagone, assurera l'intérim au ministère en attendant que l'amiral Jackson ait l'approbation du Congrès.

Sur un siège éjectable 

David Shulkin, 58 ans, était sur un siège éjectable depuis quelques semaines alors que la presse américaine évoquait des problèmes de gestion du ministère, le plus gros de l'administration avec près de 310.000 fonctionnaires, après celui de la Défense. 

Ronny Jackson, natif du Texas qui a été déployé en Irak en 2005, a été sélectionné en 2006 pour le poste de médecin de la Maison Blanche et aura ausculté trois présidents: George W. Bush, Barack Obama et Donald Trump.

Un médecin sur le devant de la scène 

Il a eu son quart d'heure de gloire le 16 janvier lors de la conférence de presse à la Maison Blanche, qui avait suivi le premier examen de santé officiel de Donald Trump, à un moment où volaient les rumeurs sur l'incapacité du président à assumer ses fonctions.

Le Dr Jackson avait alors affirmé que la santé de Donald Trump était "excellente" malgré un léger embonpoint et qu'il était apte à exercer ses fonctions. "Je pense qu'il le restera jusqu'à la fin de son mandat et même jusqu'à la fin d'un autre mandat s'il est réélu", avait-il ajouté, soulignant n'avoir décelé "aucun signe d'un quelconque problème cognitif" chez le président.

"Il a beaucoup d'énergie, d'endurance", avait souligné le médecin. Je suppose qu'il a des "gènes extraordinaires et c'est ainsi que Dieu l'a fait", avait encore dit le Dr Jackson. Les interrogations sur les capacités du milliardaire de New York avaient été relancées peu auparavant par un livre polémique du journaliste Michael Wolff, qui dressait un portait au vitriol de l'ancien magnat de l'immobilier, assurant que son entourage doutait de sa capacité à gouverner.

Ronny Jackson, le médecin de la Maison Blanche, en janvier 2018.
Ronny Jackson, le médecin de la Maison Blanche, en janvier 2018. © AFP

Un ministère mal en point

Donald Trump a promis d'améliorer la gestion du ministère des Anciens combattants qui, après plus de 15 ans de guerre ininterrompue, a le plus grand mal à prendre en charge les millions d'anciens combattants que compte l'Amérique et les révélations de gestion désastreuse y abondent depuis plus d'une décennie.

Le manque d'argent a fragilisé le réseau d'hôpitaux spécialement dédié aux anciens combattants, les fameux VA Hospitals. Nombre d'entre eux sont forcés de faire des heures de route pour se faire soigner. Les soins qui y sont donnés sont aussi critiqués par bon nombre d'anciens combattants ou leurs associations, en particulier en ce qui concerne les séquelles psychologiques laissées par les déploiements --parfois multiples-- en Irak ou en Afghanistan. Des centaines de milliers d'anciens combattants souffrent de stress post-traumatique à des degrés plus ou moins graves.

A.S. avec AFP