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Soupçons d'ingérence dans la présidentielle américaine: 12 agents russes inculpés pour piratage

Robert Mueller, le procureur spécial nommé pour enquêter sur la possible ingérence de la Russie dans la campagne présidentielle.

Robert Mueller, le procureur spécial nommé pour enquêter sur la possible ingérence de la Russie dans la campagne présidentielle. - AFP

En février dernier, 13 Russes et trois entités issues du même pays avaient déjà été inculpés, notamment pour complot en vue de tromper les Etats-Unis.

Douze agents des services de renseignement russe ont été inculpés pour avoir piraté les ordinateurs du parti démocrate avant l'élection présidentielle de 2016, a annoncé vendredi le ministère américain de la Justice.

Ces inculpations ont été demandées par le procureur spécial Robert Mueller, qui enquête sur une ingérence russe dans le scrutin de novembre 2016 remporté par le candidat républicain Donald Trump contre sa rivale démocrate Hillary Clinton.

L'annonce intervient trois jours avant une rencontre entre Donald Trump et son homologue russe, Vladimir Poutine, à Helsinki, où les deux responsables devraient évoquer les allégations d'ingérence russe. La Russie est accusée d'avoir orchestré des piratages informatiques qui ont mené au vol et à la publication de milliers d'emails de responsables démocrates, brouillant le message de la candidate démocrate Hillary Clinton.

Campagne de déstabilisation contre Hillary Clinton

Treize ressortissants et trois sociétés russes ont déjà été inculpés par le procureur Mueller, accusés d'avoir mené une campagne de déstabilisation d'Hillary Clinton sur les réseaux sociaux avant l'élection. Le Kremlin a rejeté ces accusations.

Les inculpés, tous membres des services de renseignement de l'armée russe (GRU), sont accusés d'avoir "conspiré de manière intentionnelle (...) pour obtenir un accès non-autorisé dans les ordinateurs de personnes ou entités américaines impliquées dans l'élection présidentielle américaine, voler des documents depuis ces ordinateurs et organiser la publication de ces documents pour s'ingérer dans l'élection", selon l'acte de mise en accusation.

La date de cette annonce, "est celle des faits, des preuves et de la loi qui détermine ce qui est suffisant pour présenter une inculpation à cet instant", a expliqué le N.2 du ministère de la Justice, Rod Rosenstein, lors d'une conférence de presse.

C.V. avec AFP