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Les outrances de Donald Trump lors du G7

Donald Trump lors du sommet du G7 au canada le 8 juin 2018

Donald Trump lors du sommet du G7 au canada le 8 juin 2018 - Nicholas Kamm-AFP

"Tous les terroristes sont à Paris", aurait déclaré le président américain à Emmanuel Macron la semaine dernière au Canada. L'Élysée assure que Donald Trump n'a jamais tenu ces propos.

"Tous les terroristes sont à Paris", les Mexicains assimilés aux auteurs d'attentats, ou encore le président de la Commission européenne qualifié de "tueur brutal". Donald Trump s'est une nouvelle fois illustré par des propos pour le moins controversés lors du sommet du G7 la semaine dernière à Charlevoix, au Canada.

Un "sentiment d'irritation" du côté de Donald Trump

Selon The Wall Street Journal, le président américain a "consterné" ses partenaires internationaux par ses saillies très loin du politiquement correct habituel de ce type de rencontres. Un officiel européen a assuré au quotidien qu'un "sentiment d'irritation" avait pu être ressenti du côté de Donald Trump, mais que "tout le monde avait essayé de rester rationnel et calme".

Le locataire de la Maison Blanche aurait ainsi assuré que les migrants étaient un problème pour l'Europe et aurait fait le lien entre immigration et terrorisme, déclarant à Emmanuel Macron: "Vous devez le savoir, Emmanuel, puisque tous les terroristes sont à Paris".

L'Élysée a démenti ce samedi pour BFMTV les propos de Donald Trump et le fait même que cette conversation ait existé. 

Jean-Claude Juncker, un "tueur brutal"

Il aurait ensuite indiqué au Premier ministre japonais, Shinzo Abe, que le Japon ne connaissait quant à lui pas ce problème. "Mais je peux vous envoyer 25 millions de Mexicains et vous serez vite démis de vos fonctions", aurait assuré Donald Trump.

Le président américain aurait par ailleurs qualifié Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, de "tueur brutal" concernant le traitement réservé aux géants de l'internet avec la nouvelle législation sur les données.

Les "médias des fake news"

Pour sa défense, le président américain a accusé les médias de propager des "fake news" - de fausses informations - et a partagé sur les réseaux sociaux des photos où il apparaît tout sourire aux cotés des chefs d'État et de gouvernement du G7, dont Justin Trudeau, Emmanuel Macron ou encore Jean-Claude Juncker.

"Les médias des fake news ont dit que je ne m'étais pas entendu avec les autres leaders lors du sommet du G7 au Canada. Ils avaient encore une fois tout faux!" a-t-il tweeté ce samedi.
"Formidables discussions avec le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et le président du conseil européen Donald Tusk lors du sommet du G7 la semaine dernière au Canada", a-t-il encore publié.

Un brusque revirement

Après avoir apporté son soutien au communiqué final à l'issue du G7, le président américain a finalement fait marche arrière pour s'en désolidariser. Il avait pourtant donné son aval à ce document péniblement négocié par le "groupe des sept".

Un revirement qui serait justifié par les propos tenus par le Premier ministre canadien lors de sa conférence de presse. Justin Trudeau a qualifié d'"insultants" les nouveaux droits de douanes américains sur l'acier et l'aluminium.

Céline Hussonnois-Alaya