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Les Etats-Unis surveillent la Corée du Nord "de très près" de peur d'une action avant la fin de l'année

Donald Trump et son vice-président, Mike Pence, à la Maison Blanche le 16 décmbre 2019 à Washington DC.

Donald Trump et son vice-président, Mike Pence, à la Maison Blanche le 16 décmbre 2019 à Washington DC. - Brendan Smialowski / AFP

L'ultimatum lancé par la Corée du Nord aux Etats-Unis pour la fin de l'année fait craindre aux américains l'application de menaces accumulées par Pyongyang depuis plusieurs semaines.

Le président américain Donald Trump a affirmé ce lundi que les Etats-Unis surveillaient la Corée du Nord "de très près" à l'approche d'un ultimatum fixé par Pyongyang à Washington pour la fin de l'année. "Je serais déçu si quelque chose était en préparation, et si c'est le cas, nous nous en occuperons", a-t-il déclaré. "Nous surveillons la Corée du Nord de très près".

Pyongyang a fait ces dernières semaines une série de déclarations véhémentes, et fixé à Washington un ultimatum pour la fin de l'année, lui promettant, faute de progrès dans leurs discussions, un "cadeau de Noël" empli de menaces.

Essais de missiles, sanctions et tensions depuis février 

Après un rapprochement spectaculaire en 2018, les négociations sont dans l'impasse depuis l'échec du sommet de Hanoï en février entre Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un. Les Etats-Unis exigent que la Corée du Nord renonce d'emblée à tout son arsenal atomique, alors que cette dernière réclame une levée rapide d'au moins une partie des sanctions internationales qui étranglent son économie.

Le ministre américain de la Défense Mark Esper a jugé lundi "inquiétant" le discours de Pyongyang, et estimé "probable" que la Corée du Nord procède à un nouvel essai de missile avant la fin de l'année si elle n'était pas satisfaite de l'avancée des négociations. L'émissaire des Etats-Unis pour la Corée du Nord, Stephen Biegun, avait qualifié plus tôt, depuis Séoul, les exigences de Pyongyang d'"hostiles", "négatives" et "malvenues".

J. G. avec AFP