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Le monde, selon Trump, serait meilleur avec Hussein et Kadhafi

Donald Trump lors de son meeting à Dallas, le 14 septembre.

Donald Trump lors de son meeting à Dallas, le 14 septembre. - Tom Pennington - Getty Images North America - AFP

Donald Trump s'est à nouveau illustré ce dimanche, dans une interview accordée à CNN. Selon lui, le monde serait à "100%" meilleur si les dictateurs Saddam Hussein et Mouammar Kadhafi étaient toujours au pouvoir.

Le monde se porterait nettement mieux si les anciens dictateurs irakien Saddam Hussein et libyen Mouammar Kadhafi étaient toujours au pouvoir, a estimé Donald Trump, en tête des sondages de la primaire républicaine pour 2016 aux Etats-Unis, dans une interview diffusée dimanche. "Sans nul doute!", "à 100%", a répondu le milliardaire américain à la question posée par un journaliste de CNN.

Saddam Hussein et Mouammar Kadhafi ont été renversés en 2003 et 2011 respectivement, lors d'interventions militaires menée ou soutenue par les Etats-Unis. "Regardez la Libye. Regardez l'Irak. Avant il n'y avait pas de terroristes en Irak. Il (Saddam Hussein) les tuait immédiatement. (L'Irak) est maintenant devenu l'université d'excellence du terrorisme", a justifié Donald Trump.

"Franchement, désormais il n'y a plus d'Irak ni de Libye. Ils ont volé en éclats. Il n'y a plus aucun contrôle. Personne ne sait ce qui se passe", a-t-il poursuivi.

"La doctrine Trump est simple: c'est la force"

Le candidat républicain à la prochaine présidentielle a jugé que l'Amérique était confrontée à un retour à "l'époque médiévale", avec des violences au Moyen-Orient d'une brutalité inédite "depuis des milliers d'années".

"Les gens sont décapités, les gens sont noyés dans des cages", a-t-il insisté. "C'est pourquoi je veux renforcer notre armée. Nous en avons besoin aujourd'hui bien plus que par le passé". Selon lui, "la doctrine Trump est simple: c'est la force".

"La Libye est une catastrophe. L'Irak est une catastrophe. La Syrie est une catastrophe. Tout le Moyen-Orient. Cela a complètement explosé sous Hillary Clinton et sous Obama", a-t-il énuméré, dans une critique directe de la politique étrangère de l'administration Obama et de la candidate démocrate, qui fut secrétaire d'Etat de 2009 à 2013.

"On sait qui a le pétrole et c'est la Chine qui l'achète"

Toujours concernant l'Irak, le magnat de l'immobilier a estimé que les Etats-Unis n'auraient jamais dû se retirer sans "prendre le pétrole". "Désormais, on sait qui a le pétrole et c'est la Chine qui l'achète. Ils n'ont pas dix centimes devant eux et ils sont les plus gros clients", a affirmé le milliardaire, apparemment peu au fait de la puissance financière de Pékin.

"Le pétrole part vers le groupe Etat islamique (EI), le pétrole part vers l'Iran, et l'Iran finira par en récupérer la plus grosse part. Et l'EI en aura plein aussi. Ils ont beaucoup d'argent car ils ont beaucoup de pétrole et car nous sommes stupides", a-t-il martelé.

la rédaction avec AFP