BFMTV

Las Vegas: un guitariste pro-armes survit à la tuerie et devient partisan du gun control

Des passants allument des bougies en hommage aux victimes, le 2 octobre, à Las Vegas.

Des passants allument des bougies en hommage aux victimes, le 2 octobre, à Las Vegas. - Drew Angerer - Getty - AFP

Le guitariste pro-armes Caleb Keeter s'est produit au festival de country de Las Vegas quelques heures avant la fusillade. Lundi, après le drame, il a expliqué avoir changé d'avis et être désormais partisan d'un contrôle des armes à feu aux Etats-Unis.

Il a complètement révisé son opinion. Le guitariste américain Caleb Keeter, qui s'était produit sur la scène du festival de country de Las Vegas quelques heures avant que n'éclate la fusillade, a échappé au pire. Alors que 59 personnes sont mortes et plus de 500 ont été blessées dans ce qui est devenu la pire fusillade de l'histoire moderne des Etats-Unis, il s'en est sorti sain et sauf. 

"Je n'arrive pas à dire à quel point j'ai eu tort"

Mais profondément choqué par ce qu'il a vécu de très près, ce pro-armes convaincu jusqu'à dimanche explique dans un long texte publié sur Twitter avoir changé d'avis sur la question des armes à feu. 

"J'ai été partisan du second amendement durant toute ma vie. Je n'arrive pas à dire à quel point j'ai eu tort. Nous avons actuellement des membres de notre équipe qui ont des permis de port d'armes, et des armes à feu légales dans le bus. Elles étaient inutiles. On ne pouvait pas les utiliser sinon la police aurait pris peur. Elle aurait pu croire que nous faisions nous-même partie du massacre et aurait pu nous tirer dessus", écrit Caleb Keeter. 

"Trop c'est trop"

"Trop c'est trop. La nuit dernière, j'ai écrit à mes parents et aux amours de ma vie pour leur dire au revoir et leur faire part de mon testament car j'ai senti que je ne survivrai pas à cette nuit. C'était assez pour me faire réaliser que la situation était totalement hors de contrôle", confie le guitariste. 

"Les rafales étaient si puissantes que des gars de mon équipe, se tenant aux côtés d'une victime qui venait de se faire tirer dessus par ce putain de lâche, ont reçu des éclats de balles", raconte-t-il encore, avant de lancer, catégorique: "Nous avons besoin de contrôler les armes à feu. MAINTENANT".

Comme après chaque tuerie, le débat sur les armes à feu a été relancé outre-Atlantique, au lendemain de la fusillade perpétrée contre la foule venue assister à un festival de country à Las Vegas, par un tireur posté au 32e étage d'un immeuble voisin. Les premiers éléments de l'enquête sont éloquents: 23 armes de différents calibres ont été découvertes sur le tireur et dans sa chambre d'hôtel. Au moins 18 engins supplémentaires ont été retrouvés à son domicile.

Donald Trump n'a, pour l'heure, pas dit un mot sur les armes. Mais les démocrates sont d'ores et déjà montés au créneau pour demander un durcissement de la réglementation en vigueur. 

A.S.