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La longue liste des "virés" de Donald Trump

Le président américain Donald Trump.

Le président américain Donald Trump. - AFP/Archives

La liste des conseillers, ministres, éminences grises débarqués au long de la présidence Trump s'allonge encore un peu avec la démission du ministre de l'Environnement. Scandale ou mésentente avec le locataire du bureau ovale, les motifs de départs sont variés.

La démission jeudi de Scott Pruitt, ministre de l'Environnement du gouvernement Trump, ne fait qu'allonger une liste de ministres, conseillers ou stratèges à avoir quitté le navire, 17 mois après l'entrée en fonction du 45e président américain. Du porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer à la directrice de la communication et confidente de Donald Trump Hope Hicks, en passant par Rex Tillerson, secrétaire d'Etat, ils sont nombreux à avoir quitté le président. Voici les principaux:

> Scott Pruitt, ministre de l'Environnement

Scott Pruitt, ministre américain de l'Environnement, le 7 juin 2018 à Washington
Scott Pruitt, ministre américain de l'Environnement, le 7 juin 2018 à Washington © MARK WILSON, Getty/AFP/Archives

En deux tweets, sans mentionner les scandales entourant son ministre de l'Environnement, Donald Trump a annoncé avoir accepté la démission de Scott Pruitt, le 5 juillet. Le dirigeant de l'agence de protection de l'environnement (EPA), ayant minutieusement détricoté le bilan environnemental de Barack Obama, était englué dans une cascade de scandales liés à son train de vie et à son utilisation des fonds publics. C'est le numéro deux de l'EPA, Andrew Wheeler, qui assurera l'intérim.

> H.R. McMaster, conseiller à la sécurité nationale

H.R. McMaster le 2 novembre 2017, à la Maison Blanche
H.R. McMaster le 2 novembre 2017, à la Maison Blanche © SAUL LOEB, AFP/Archives

Le général trois étoiles a été remplacé à son poste de son conseiller à la sécurité nationale par le très conservateur John Bolton le 22 mars. Dans un tweet, Donald Trump a annoncé ce départ attendu, tant la position de McMaster était affaiblie. En février, le président l'avait réprimandé - déjà sur Twitter - après que McMaster avait estimé "irréfutables" les preuves d'une ingérence de Moscou dans l'élection américaine.

> Rex Tillerson, secrétaire d'Etat

Le secrétaire d'Etat Rex Tillerson a été limogé par Donald Trump après 14 mois de mandat
Le secrétaire d'Etat Rex Tillerson a été limogé par Donald Trump après 14 mois de mandat © JIM WATSON, AFP/Archives

L'ancien PDG d'ExxonMobil a été limogé de son poste de chef de la diplomatie le 13 mars, après des mois de tensions et d'humiliations de la part de Donald Trump sur la stratégie diplomatique américaine, que ce soit sur l'Iran ou la Corée du Nord. Censé porter la parole des Etats-Unis, l'ancien patron était souvent coupé des processus de décision. L'un de ses proches a d'ailleurs expliqué qu'il n'avait pas parlé au président avant son éviction, annoncée sur Twitter.

> Gary Cohn, conseiller économique

Gary Cohn était le principal conseiller économique du président. Mais ce partisan du libre-échange a préféré quitter son poste après avoir été désavoué sur la question du protectionnisme
Gary Cohn était le principal conseiller économique du président. Mais ce partisan du libre-échange a préféré quitter son poste après avoir été désavoué sur la question du protectionnisme © Brendan Smialowski, AFP/Archives

Cet ancien patron de la banque d'investissement Goldman Sachs a quitté son poste de conseiller économique principal du président le 6 mars pour protester contre la décision du dirigeant d'imposer de nouveaux droits de douane sur les importations d'acier et d'aluminium, ultime goutte d'eau après plusieurs désaccords de fond entre lui et Donald Trump.

> Steve Bannon, stratège 

Steve Bannon a aidé Donald Trump à remporter la Maison Blanche. Leur relation s'est détériorée en quelques mois, jusqu'à la rupture
Steve Bannon a aidé Donald Trump à remporter la Maison Blanche. Leur relation s'est détériorée en quelques mois, jusqu'à la rupture © PHILIPPE HUGUEN, AFP/Archives

Le "président Bannon", comme était surnommé ce discret mais très influent conseiller de l'ombre, a joué un rôle crucial dans la dernière ligne droite de la présidentielle remportée par Donald Trump, lorsqu'il a donné un virage résolument populiste à la campagne du milliardaire.

Proche de l'extrême droite, sa cohabitation avec d'autres ténors à la Maison Blanche a tourné à la guerre interne mais, même déchu, il a assuré qu'il continuerait à se battre "pour Trump". Il a démissionné le 18 août après 210 jours à son poste.

> Reince Priebus, secrétaire général

Reince Priebus a été remplacé par un ancien général des Marines, John Kelly, en juillet 2017
Reince Priebus a été remplacé par un ancien général des Marines, John Kelly, en juillet 2017 © SAUL LOEB, AFP/Archives

Ancien président du parti républicain, le discret Reince Priebus avait hérité du rôle stratégique de "chief of staff", le secrétaire général de la Maison Blanche. Mais il n'a jamais réussi à imposer la discipline parmi les collaborateurs du président. Il a quitté le navire le 31 juillet après 189 jours, face au manque de soutien de son chef.

Michael Flynn, le conseiller

L'ancien général Michael Flynn n'a tenu que 22 jours au poste très stratégique de conseiller à la sécurité nationale. Il est depuis empêtré dans l'enquête du procureur spécial sur la Russie, Robert Mueller
L'ancien général Michael Flynn n'a tenu que 22 jours au poste très stratégique de conseiller à la sécurité nationale. Il est depuis empêtré dans l'enquête du procureur spécial sur la Russie, Robert Mueller © ALEX WONG, GETTY IMAGES/AFP/Archives

L'ex-conseiller à la sécurité nationale n'a tenu que 22 jours. Ancien chef du renseignement militaire américain très apprécié de Donald Trump, Michael Flynn a fait les frais, le 13 février, de l'affaire russe, dont il est l'un des principaux protagonistes. Il avait été remplacé par H.R. McMaster.

David Namias avec AFP