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Fusillade en Floride: un homme armé chargé de protéger les élèves n'est pas intervenu

Des fleurs déposées en hommage aux victimes de la fusillade, à Parkland.

Des fleurs déposées en hommage aux victimes de la fusillade, à Parkland. - Joe Raedle - Getty - AFP

Un officier armé chargé d'assurer la protection des élèves était présent le 14 février lors de la fusillade dans un lycée de Floride. Mais il n'est pas intervenu.

Alors que le drame se jouait à quelques mètres, il n'est pas intervenu. Mercredi 14 février, tandis que Nikolas Cruz, 19 ans, ouvrait le feu au lycée Marjory Stoneman Douglas, à Parkland, en Floride, tuant 17 personnes, la seule personne capable d'intervenir immédiatement, avant même les forces de l'ordre, ne l'a pas fait, rapporte le Washington Post.

Démis de ses fonctions

Le lycée embauchait effectivement un officier armé, Scot Peterson, chargé d'assurer la protection des élèves. Mais celui-ci est resté à l'extérieur du bâtiment pendant la fusillade, et n'a pas cherché à y entrer, a fait savoir le shérif du comté de Broward, Scott Israël, jeudi soir.

Le shérif a précisé que c'est une vidéo de la fusillade qui a révélé que Scot Peterson était resté à l'extérieur de l'établissement scolaire, tandis que Nikolas Cruz se trouvait à l'intérieur, et continuait à tirer. 

Lettre de démission

Selon le shérif, l'officier était à ce moment-là armé et en uniforme, donc prêt à intervenir. Mais il n'a pas bougé pendant les six longues minutes de la fusillade, alors qu'il aurait dû "tuer le tueur", a précisé le shérif. "De sa position, il semble voir l'une des entrées du bâtiment, la plus à l'ouest, et il est resté où il était. Il savait clairement qu'il y avait un tireur à l'intérieur", a-t-il encore indiqué. 

Âgé de 54 ans, l'officier de protection, assigné à la surveillance de cette école depuis 2009, a été suspendu. L'homme a signé sa lettre de démission dans la foulée.

Trump veut armer les professeurs

L'immobilisme de cet officier armé confronté à une tuerie de masse risque de décrédibiliser la proposition formulée par Donald Trump cette semaine, pour lutter contre les fusillades dans les écoles. Mercredi, une semaine après la tragédie, et après un silence prudent sur la question des armes à feu, le président américain a suggéré d'armer les enseignants, afin que ceux-ci puissent répliquer et protéger les élèves en cas d'attaque.

Jeudi, malgré les critiques, Donald Trump a réitéré sa proposition, martelant qu'armer une partie des enseignants aurait un fort effet dissuasif pour empêcher les fusillades.

"Des enseignants/entraîneurs très bien formés et adeptes des armes résoudraient le problème instantanément avant que la police arrive. GRAND POUVOIR DE DISSUASION!" a-t-il écrit dans une salve de tweets.

Adrienne Sigel