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François Hollande: la France et les Etats-Unis vont "intensifier" leurs frappes contre Daesh

Lors d'une conférence de presse commune avec Barack Obama, François Hollande a réaffirmé la nécessité d'un départ "rapide" de Bachar al-Assad à la tête de la Syrie. Le chef de l'Etat a aussi assuré que l'armée française "n'interviendra pas au sol" en Syrie, tout en évoquant "des forces locales".

A l'issue d'une rencontre avec Barack Obama, François Hollande est revenu, comme son homologue américain, sur les frappes occidentales en Syrie, les contrôles aux frontières et le départ de Bachar al-Assad. Une position commune se dégage chez les deux chefs de l'Etat : il faut "intensifier" les frappes contre Daesh et le président syrien doit partir, le plus rapidement possible. 

L'intensification des frappes en Syrie et en Irak a été décidée peu après les attentats de Paris. François Hollande a d'ailleurs salué les hommages rendus aux Etats-Unis : "Après le 11 septembre les Français étaient Américains et après le 13 novembre les Américains étaient tous Français". 

Une coopération entre la France et les Etats-Unis musclée

"Face à Daesh nous devons avoir une réponse commune" a réaffirmé le chef de l'Etat, ce qui passe par une intensification "des frappes, des échanges de renseignements et la reprise des points clés occupés par Daesh en Syrie". 

"Je refuse l'amalgame entre migrants et terroristes. Mais nous devons contrôler les frontières, le rôle de la Turquie est important", a nuancé François Hollande. D'après les derniers éléments de l'enquête, deux des terroristes du Stade de France seraient passés par la Grèce en octobre dernier. 

"La France n'interviendra pas au sol" en Syrie

Après l'intensification des frappes aériennes contre Daesh, l'idée d'une intervention sur le sol syrien de l'armée française a été soulevée. Ce mardi, François Hollande a balayé cette hypothèse: 

"La France n'interviendra pas au sol, ce sont les forces locales que nous aidons depuis plusieurs mois qui interviendront au sol."

Le départ d'Assad doit être "le plus rapide possible"

Après plus de trois ans de guerre civile en Syrie, et "300.000 morts", ce conflit "concerne l'Europe et le monde entier" a affirmé François Hollande. Répondant à une question d'une journaliste sur la "date" du départ de Bachar al-Assad, le chef de l'Etat a affirmé "la date je ne vous la donnerai pas, parce qu'elle doit être la plus rapide possible, parce que c'est une des conditions pour que la solution soit trouvée".

Barack Obama a précisé que "nous ne pouvons pas donner de date tant que nous n'aurons pas un cadre établi pour cette transition politique, il faut prévoir une constitution, des élections...", "mais ça ne se fera pas sans problème" a prévenu le président américain. 

Mélanie Longuet