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"Syndrome de la Havane": Washington enquête sur un nouveau cas près de la Maison Blanche

Plusieurs officiels américains ont fait état de malaises ou de maux de tête soudains, semblables à ceux ressentis par les employés de l'ambassade américaine à Cuba, entre 2016 et 2018.

Le mystère du "syndrome de la Havane" se poursuit. D'après nos confrères de CNN, un nouvel officiel américain a développé des symptômes mystérieux près de la Maison Blanche, des faits qui font actuellement l'objet d'une enquête. L'agent, un responsable du Conseil à la sécurité nationale de la Maison Blanche, a été visé en novembre 2020. Un autre officiel avait également été touché quelques semaines plus tard, à proximité de la résidence du président américain.

Selon la chaîne américaine, les symptômes développés par les officiels correspondent au "syndrome de la Havane". En 2016, des diplomates en poste dans la capitale cubaine, ainsi que des membres de leurs familles, avaient souffert de maux divers incluant des problèmes d'équilibre et de vertige, de coordination, de mouvement des yeux, ainsi que de l'anxiété, de l'irritabilité et ce que des victimes ont appelé un "brouillard cognitif". Ces symptômes avaient alors conduit Washington à rappeler la majorité de son personnel diplomatique de Cuba en 2017.

Trois cas suspects aux États-Unis

Le premier agent, dont l'attaque avait déjà été rapportée, a développé des maux de tête et des insomnies pendant une semaine, après avoir franchi un des portails dans le parc situé en face de la résidence présidentielle. Le deuxième officiel aurait quant à lui été touché à proximité de l'une des entrées de la Maison Blanche. Ce dernier a developpé des symptômes plus graves que son collègue et a dû se faire immédiatement examiner par un médecin.

Un autre cas similaire a été rapporté en 2019, lorsqu'une employée de la Maison-Blanche avait été victime d'un malaise alors qu'elle promenait son chien dans la banlieue de Washington.

Possible attaque aux ondes

En avril, le président de la commission du renseignement du Sénat, le démocrate Mark Warner, et son vice-président, le républicain Marco Rubio, avaient dénoncé des "attaques" contre des officiels américains, qui semblent "se multiplier". Si, pour le moment, aucune conclusion définitive n'a été tirée sur ces événements, le rapport de l'académie des sciences et de médecine américaine, rendu en décembre 2020, révélait que les cas signalés ces dernières années en Chine, en Russie et à Cuba pourraient avoir été causés par "une arme générant un faisceau de micro-ondes à forte intensité".

D'après le New York Times, plus d'une de 130 diplomates, officiels et soldats américains ont été touchés par ces attaques dans le monde entier lors des cinq dernières années. Les attaques ont parfois entraîné des lésions cérébrales chez les victimes.

Sous pression devant le nombre de victimes, l'administration Biden a indiqué à CNN travailler "à identifier la cause de ces incidents, en déterminer les coupables et les éviter".

Fanny Rocher