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Sept fausses infos que vous avez pu lire sur les attentats de Boston

Après les attentats de Boston, la course à l'information ne s'est pas faite sans quelques ratés.

Après les attentats de Boston, la course à l'information ne s'est pas faite sans quelques ratés. - -

Dans la confusion qui a suivi les explosions du marathon de Boston, un certain nombre d'informations diffusées se sont révélées fausses. Voici un rappel des faits qui ont été démentis.

L'importance de l'événement, les images choquantes, la charge symbolique du drame… Les attentats de Boston ont, et à raison, aussitôt capté l'attention des médias du monde entier. Mais, encore une fois, cette course à l'information ne s'est pas faite sans quelques ratés. Pour ceux qui n'auraient pas suivi les démentis et corrections, voici les sept principales informations qui ont été corrigées par la suite.

Cinq bombes supplémentaires

Quelques heures après les détonations, le Wall Street Journal rapporte que la police aurait trouvé cinq bombes additionnelles, qui n'auraient pas explosé. Pour le New York Times, c'est trois puis deux. En fait il n'y en a eu aucun, la police démentant en bloc cette information. Le 16 avril, le gouverneur du Massachussetts a officiellement démenti cette version.

Une troisième explosion à la bibliothèque JFK

Les médias américains, suivis par les médias français, ont rapporté l'explosion d'une troisième bombe dans la bibliothèque présidentielle Kennedy, au sud de Boston. Andrew Katz, journaliste au Time, annonce sur Twitter avoir entendu les policiers parler de bombe incendiaire. Des sources policières leur auraient confirmé cette explosion. Mais elle qui s'avérera être un simple incendie d'origine accidentelle, une version qui a toujours été celle des autorités.

Boston scanner: "Incendiary device" possible at JFK Library. Advising people to get away immediately.
— Andrew Katz (@katz) April 15, 2013

Les attentats ont fait douze victimes

Quatre heures après les explosions, le New York Post affiche sous son gros titre: "12 morts". À ce moment, les autorités n'ont confirmé que trois morts, ce qui, avec 176 blessés, restera le bilan officiel des attentats jusqu'à aujourd'hui.

Les réseaux mobile coupés

L'information vient d'Associated Press: une source policière anonyme les informe que les réseaux de téléphonie mobile ont été coupés afin de prévenir une nouvelle détonation déclenchée à distance par un téléphone. Pourtant, le réseau n'a jamais été interrompu, comme a pu le confirmer par la suite l'opérateur Verizon.

"Man on the roof"

Toutes ces images disponibles sont du pain bénit pour les cyber-enquêteurs du dimanche. Beaucoup de théories conspirationnistes et fantaisistes ont éclos, basées sur l'interprétation de telle ou telle image. Des web-communautés entières mènent l'enquête.

L'une d'elle a trouvé écho dans la presse: l'homme sur le toit. Les internautes qui ont remarqué cette silhouette sur l'une des photos de l'explosion se demandent ce que cet homme pouvait bien faire sur le toit à ce moment. Certains trouvent même qu'il n'a pas l'air très affecté par les événements, ce qui fait de lui un suspect idéal.

C'est le tabloïd anglais The Sun qui reprend cette "information" à son compte, parlant de silhouette mystérieuse sur les toits de Boston: "La personne ne semble pas réagir comme ceux qui se trouvent au niveau du sol. […] Il n'était pas clairement certain que cette silhouette sur le toit ait quelque chose à voir avec l'attaque terroriste. Mais certains affirment la possibilité qu'il s'agisse d'un des responsables regardant le sol au moment où le carnage a été déclenché".

Rien ne permet évidemment d'imaginer le moindre rapport entre cet homme et les attentats. De malins internautes évoquent aussi la possibilité qu'il s'agisse d'un spectateur venu voir l'arrivée du marathon depuis un point de vue avantageux…

Un suspect saoudien a été arrêté

Le New York Post, encore, rapporte qu'un ressortissant saoudien a été arrêté à l'hôpital de Boston, il est suspecté d'avoir commis cette attaque. Les services de police ont corrigé le tir: ils ont bien parlé avec un saoudien, qui se trouve être étudiant et qui était traité pour des blessures, mais il n'a jamais été suspecté. Encore moins arrêté.

Un suspect filmé en vidéosurveillance

CBS affirme que la police a mis la main sur l'enregistrement d'un caméra de vidéosurveillance montrant un suspect blanc, de sexe masculin, portant deux sacs à dos noirs vers les lieux de l'explosion quelques minutes avant les détonations. Ils disent tenir cette information de sources au FBI et à la police de Boston, mais cette information n'a pour l'instant été confirmée que partiellement.

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Olivier Laffargue