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Obama: "Nous allons continuer à nous en prendre" aux terroristes

Le président des Etats-Unis Barack Obama le 10 octobre, à la Maison Blanche.

Le président des Etats-Unis Barack Obama le 10 octobre, à la Maison Blanche. - -

Le président des Etats-Unis a salué le travail des forces spéciales lors de deux raids menés en Afrique le week-end dernier, lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche mardi.

Barack Obama a promis mardi, lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, que son pays continuerait à s'en prendre aux extrémistes. Le président des Etats-Unis faisait notamment référence aux deux raids distincts effectués par les forces spéciales américaines en Somalie et en Libye le week-end dernier.

L'opération dans ce dernier pays a abouti à la capture d'Abou Anas al-Libi, un chef présumé d'Al-Qaïda. Ce dernier est responsable de "centaines" de morts et sera traduit en justice, a promis Barack Obama lors d'une conférence de presse.

Lutter contre le terrorisme et non s'immiscer dans des conflits

"Nous avons dégradé le noyau central d'Al-Qaïda qui opérait avant tout entre l'Afghanistan et le Pakistan. Mais maintenant, il existe des groupes régionaux, certains liés de façon explicite à Al-Qaïda ou à cette idéologie, d'autres plus autonomes", a observé Barack Obama.

"Rares sont ceux qui peuvent opérer à l'extérieur de leurs frontières, mais ils peuvent faire beaucoup de dégâts au sein de leurs frontières", a expliqué le président, en citant l'Afrique parmi les endroits dans lesquels ces groupes peuvent se cacher.

"Nous allons devoir continuer à nous en prendre à eux. Mais il y a une différence entre poursuivre les terroristes et nous impliquer dans des guerres", a prévenu Barack Obama.

La légalité de la capture d'al-Libi en débat

Interrogé par un journaliste de l'AFP sur la légalité de la capture de Libi vis-à-vis du droit international, Barack Obama a refusé de répondre. "Nous savons que Libi a aidé à planifier et à mettre en oeuvre des complots qui ont abouti à la mort de centaines de personnes, dont de nombreux Américains. Nous en avons des preuves solides. Et il sera traduit en justice", a-t-il juré.

Amnesty International a dénoncé la capture de Libi, transporté, selon les Américains, à bord d'un navire de guerre de l'US Navy dans la région pour interrogatoire. Washington "doit immédiatement confirmer son lieu de détention et lui fournir l'accès à un avocat, à des soins médicaux et (lui permettre de contacter) des membres de sa famille", a souligné l'organisation.

De son vrai nom Nazih Abdul Hamed al-Raghie, ce chef présumé du réseau Al-Qaïda était recherché par les Etats-Unis qui l'accusent d'implication dans les attentats meurtriers de 1998 contre les ambassades américaines en Tanzanie et au Kenya (plus de 200 morts). Il avait été inculpé en 2000 par un tribunal fédéral à New York.

>> 1re partie de la conférence du 8 octobre: Obama hausse le ton sur la question du "shutdown"

D. N. avec AFP