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Les perches à selfies interdites dans les musées nationaux de Washington

Les selfies en extérieur seront en revanche toujours autorisés. (illustration)

Les selfies en extérieur seront en revanche toujours autorisés. (illustration) - -

Pour éviter que le "bras pour selfie" ne devienne le bras armé des maladroits, Washington les a interdits dans tous les musées nationaux de la ville. Une mesure déjà adoptée par d'autres musées à travers le pays.

Les "bras pour selfie", qui arment de plus en plus les touristes pour l'instant photo narcissique, sont depuis mardi interdits dans les musées nationaux de Washington, indique un communiqué du Smithsonian, l'institution qui les gère.

Cette interdiction est une "mesure préventive pour protéger les visiteurs et les objets, notamment quand il y a beaucoup de monde", indique l'institution.

Les "bras à selfies" restent "dans les sacs"

"Nous encourageons les visiteurs à se prendre en photo et à partager leur visite, mais ils doivent laisser leurs bras à selfies dans leurs sacs", insiste le musée qui rappelle que les pieds pour appareils photos sont déjà interdits.

Le dispositif au bout duquel s'accrochent les smartphones, permet de tenir ces derniers à une distance suffisante, modulable mais généralement à moins de deux mètres, pour offrir de meilleurs angles pour se prendre en photo, notamment en groupe. Certains modèles sont télescopiques et sont vendus avec une télécommande Bluetooth, permettant de déclencher l'appareil photo du smartphone (ou de la tablette) à distance.

Le MoMa ou le Getty Center ont déjà adopté la mesure

Les musées nationaux de Washington ne sont pas les premiers à avoir mis en place cette mesure, de plus en plus courante dans les musées américains. La National Gallery de Washington, le MoMA (Museum of Modern Art) de New York, le musée des Beaux arts de Boston ou le Getty Center de Los Angeles sont quelques-unes des institutions à les avoir bannis, de peur qu'un geste malencontreux n'abîme les oeuvres ou ne blesse quelqu'un.

Le selfie souvent décrit comme énervant, pâtit parfois d'une réputation sulfureuse. Ainsi, un adolescent américain soupçonné début février d'avoir tué un camarade de classe avait-il pris un selfie avec sa présumée victime.

D. N. avec AFP