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Hillary Clinton dénonce le sexisme dont sont victimes les femmes sur leur lieu de travail

Hillary Clinton, le 28 mars 2017, lors de la Conférence annuelle des femmes entrepreneuses, à San Francisco.

Hillary Clinton, le 28 mars 2017, lors de la Conférence annuelle des femmes entrepreneuses, à San Francisco. - Justin Sullivan - Getty - AFP

Très discrète depuis sa défaite à l'élection présidentielle, en novembre dernier, Hillary Clinton a tenu un discours engagé, mardi, devant un parterre de femmes d'affaires, dans lequel elle a notamment dénoncé le sexisme quotidien dont sont victimes les femmes dans l'univers du travail.

Elle a livré son discours le plus politique depuis sa défaite. Intervenant mardi en clôture de la Conférence annuelle des femmes entrepreneuses, qui se tenait à San Francisco, en Californie, Hillary Clinton, dont les prises de parole publiques se font rares depuis son revers à l'élection présidentielle en novembre dernier, a dénoncé le "sexisme quotidien" dont sont victimes les femmes sur leur lieu de travail. 

Des remarques racistes et sexistes

La démocrate a cité deux exemples pour appuyer son propos, et notamment une remarque formulée quelques heures plus tôt par le porte-parole de la Maison Blanche à une femme journaliste, lors d'un point presse. Interrogé sur les liens entre Donald Trump et la Russie par April Ryan, directrice de la rédaction de l'American Urban Radio à Washington, Sean Spicer lui avait demandé de cesser de secouer la tête pendant qu'il lui répondait à sa question. 

Hillary Clinton a également évoqué les récentes moqueries du commentateur politique de Fox News Bill O'Reilly au sujet de la coiffure de la représentante démocrate de Californie Maxine Waters. "Je n'ai pas écouté un mot de ce qu'elle disait. Je regardais la perruque de James Brown", a-t-il réagi après une prise de parole de la responsable politique, avant de finir par s'excuser. 

"Regardez ce qu'il est arrivé ces derniers jours à des femmes qui faisaient simplement leur travail", a dénoncé Hillary Clinton face à un parterre de femmes d'affaires. "April Ryan, une journaliste respectée à l'intégrité inégalée, faisait son travail à la Maison Blanche cet après-midi, lorsqu'elle a été prise de haut et coupée alors qu'elle essayait de poser une question. L'une de vos propres représentantes, Maxine Waters, a été raillée avec une blague raciste à propos de ses cheveux", a-t-elle poursuivi.

"Pourquoi devrions-nous le supporter?"

"Aujourd'hui, trop de femmes, notamment les femmes de couleur, ont subi toute leur vie ce genre de remarques indignes. Pourquoi devrions-nous le supporter?", a encore lancé l'ex-secrétaire d'Etat, avant d'adresser une pique directe à l'administration Trump, rappelant les nombreuses attaques et critiques sexistes qui l'ont visée pendant la campagne: "Ce n'est pas comme si je ne savais pas toutes les choses qu'ils ont dites sur moi". 

La démocrate a par ailleurs souligné, sans directement mentionner Donald Trump, que la représentation des femmes aux postes importants était "à son plus bas depuis une génération".

Quatre mois après sa défaite, Hillary Clinton a également su faire preuve de second degré et d'autodérision, lorsqu'elle a lancé à l'assistance qu'il n'y avait pas d'autres endroits où elle souhaiterait être, "sauf à la Maison Blanche". 

Adrienne Sigel