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Ebola: Washington rapatrie deux Américains malades d'Afrique de l'Ouest

Le Docteur Kent Brantly au Liberia. Il a été rappartrié aux Etats-Unis samedi avec Nancy Writebol, employée médicale.

Le Docteur Kent Brantly au Liberia. Il a été rappartrié aux Etats-Unis samedi avec Nancy Writebol, employée médicale. - -

Tandis qu'un cordon sanitaire a été établi par Guinée, Sierra Leone et Liberia, deux Américains contaminés sont rapatriés aux Etats-Unis.

La diplomatie américaine a annoncé vendredi qu'elle rapatriait d'Afrique de l'Ouest deux Américains infectés par le virus Ebola, qui seront placés en quarantaine une fois de retour aux Etats-Unis.

"La sécurité et la sûreté des citoyens américains sont une préoccupation primordiale", a assuré le département d'Etat dans un communiqué, faisant état du rapatriement de ses deux ressortissants avec l'aide des centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC).

Le département d'Etat n'a pas indiqué l'identité des deux malades qui a été révélée par l'association caritative américaine, Samaritan's Purse pour qui ils travaillent. Il s'agit du docteur Kent Brantly et de l'employée médicale Nancy Writebol, qui ont contracté le virus Ebola au Liberia, un des trois pays avec la Sierra Leone et la Guinée qui font face à une épidémie d'une ampleur sans précédent responsable de 729 morts sur les quelque 1.300 cas d'infection depuis mars.

"Ils sont dans état stationnaire, mais grave", a indiqué jeudi cette association dans un communiqué. Les deux patients seront envoyés à l'Hôpital Universitaire Emory (Géorgie) à une date non précisée, a indiqué une porte-parole, Holly Korschun.

Par ailleurs, des participants au sommet USA-Afrique la semaine prochaine à Washington, venant de pays affectés par le virus Ebola, subiront des contrôles médicaux à leur arrivée aux Etats-Unis, a annoncé vendredi le président Barack Obama.

En Afrique, un cordon sanitaire autour de l'épicentre de l'Ebola

Les trois pays ouest-africains en proie au virus Ebola ont décidé de mettre en place un cordon sanitaire autour de l'épicentre de l'épidémie, une zone située à leur frontière commune, a annoncé vendredi un haut responsable à l'issue d'un sommet régional à Conakry.

Les Sierra Leone, Liberia et Guinée ont décidé de "se concentrer sur les régions frontalières qui comptent pour plus de 70 % de l'épidémie", a déclaré Hadja Saran Daraba, secrétaire exécutive de l'Union du fleuve Mano qui regroupe les trois pays et la Côte d'Ivoire. "Ces zones seront isolées par la police et l'armée", a-t-elle précisé à la presse.

D. N. avec AFP