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Donald Trump a rencontré Al Gore, figure de la lutte contre le réchauffement climatique

Al Gore dans la Trump Tower, le 5 décembre.

Al Gore dans la Trump Tower, le 5 décembre. - Dominique Reuter - AFP

Le président américain élu Donald Trump a reçu ce lundi le chantre de la lutte contre le réchauffement climatique aux Etats-Unis, Al Gore. Une manière de concrétiser sa promesse d'ouverture sur un des sujets les plus partisans de la politique américaine.

Quand le climato-sceptique rencontre le Monsieur climat américain. Le président élu Donald Trump a reçu ce lundi l'ancien vice-président américain et prix Nobel de la paix Al Gore, un démocrate qui incarne la lutte contre le changement climatique aux Etats-Unis.

Une conversation "longue" et "productive"

Al Gore, qui avait fait campagne pour Hillary Clinton et fut co-lauréat du prix Nobel en 2007, a qualifié la conversation de "longue et très productive". "C'était une recherche sincère de terrain d'entente", a-t-il dit après avoir passé plus d'une heure et demie dans les étages de la Trump Tower à New York. Il y a d'abord rencontré Ivanka Trump, la fille du milliardaire, afin de parler de climat, selon l'équipe de transition, puis il a vu le prochain président républicain lui-même.

"J'ai trouvé que c'était une conversation extrêmement intéressante, et appelée à se poursuivre, c'est tout ce que je dirai", a expliqué Al Gore aux journalistes dans le hall d'entrée de la tour, sans dire de quoi exactement les deux hommes ont discuté.

Promesse d'ouverture

En recevant ce héraut de la lutte contre le réchauffement de la planète, Donald Trump, qui a pourtant affiché son climato-scepticisme tout au long de la campagne, concrétise sa promesse d'ouverture sur un des sujets les plus partisans de la politique américaine.

"Je regarde ça de très près. Je reste ouvert sur cette question", avait-il dit le 22 novembre au New York Times au sujet de l'accord de Paris sur le climat conclu fin 2015 par 195 pays.

Le républicain avait alors reconnu l'existence d'un lien entre l'activité humaine et le changement climatique, ce qu'une partie des conservateurs américains conteste. "Il y a quelque chose, mais tout dépend dans quelle mesure", a aussi dit Donald Trump, tout en s'inquiétant du coût économique des mesures environnementales.

Le président élu poursuit ainsi ses consultations pour monter son équipe gouvernementale et préparer le début de son mandat, qui commencera le 20 janvier.

A.S. avec AFP