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Barack Obama, roi de la com' "cool" dans l'émission "Funny or die"

Le président Barack Obama, reçu dans l'émission parodique en ligne "Funny or die" par Zack Galifianakis.

Le président Barack Obama, reçu dans l'émission parodique en ligne "Funny or die" par Zack Galifianakis. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Barack Obama, invité de l'émission parodique américaine "Funny or die", a fait preuve, une nouvelle fois, de son immense coolitude.

Chez Funny or die, le site parodique américain, le principe essentiel, c'est l'autodérision. De nombreuses stars, dont notre Marion Cotillard nationale alors fraîchement oscarisée, se sont ainsi prêtés au jeu, acceptant d'être gentiment ridicules.

Le président des Etats-Unis a, lui aussi, accepté de passer sur le grill de l'humour, répondant aux questions décalées et corrosives de Zach Galifianakis (oui, le héros de Very bad trip), façon Raphaël Mezrahi ou avant lui, Pierre Desproges.

Sauf qu'ici, Barack Obama est bien évidemment conscient de participer à un spectacle satirique. Malgré cela, l'exercice n'est pas si simple, et Obama le réussit de façon aussi naturelle que possible. Une nouvelle preuve de son grand sens de la communication et de sa coolitude.

"Quel effet ça fait d'être le dernier président noir?"

"En 2013, vous avez gracié une dinde", attaque Galifianakis, "qu'est ce que vous avez prévu pour 2014?". "Nous allons probablement en gracier une autre, nous faisons ça à chaque Thanksgiving", lui répond Obama. Ou encore: "Quel effet ça fait d'être le dernier président noir?", demande l'acteur. "Sérieusement? Quel effet ça fait d'interviewer un président pour la dernière fois?", répond Obama du tac au tac. Interrogé sur un éventuel troisième mandat, le président explique: "Ce serait comme faire un Very bad trip 3, ça ne marcherait pas très bien".

Le président poursuit sur le même mode, vantant les mérites de Bradley Cooper, autre héros de Very bad trip, qui "porte le film" selon lui. "Oui, tout le monde adore Bradley, tant mieux pour lui. C'est facile de réussir à Hollywood quand on est grand et beau", s'énerve alors Galifianakis. "Mais essayez en étant petit et gros et en sentant le Doritos".

Alors que le président commence à vanter les mérites du site HealthCare.gov, Galifianakis commente d'un "et voilà, c'est reparti", regardant ostensiblement sa montre. L'interview continue sur le même ton, grinçant et drôle et entre deux bons mots, Obama parvient même à promouvoir son programme de santé.

Between Two Ferns with Zach Galifianakis: President Barack Obama from President Barack Obama

Magali Rangin