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À Cambridge, le maire refuse d'enterrer Tamerlan Tsarnaev

Tamerlan Tsarnaev en 2009, photographié pour un reportage sur son parcours de boxeur.

Tamerlan Tsarnaev en 2009, photographié pour un reportage sur son parcours de boxeur. - -

Le maire de cette ville du Massachusetts refuse que la dépouille du suspect de l'attentat de Boston soit enterrée dans sa commune, où celui-ci résidait pourtant depuis une dizaine d'années.

Le maire de Cambridge, près de Boston, a été très clair: pas question d'enterrer dans sa ville le suspect décédé de l'attentat commis le 15 avril à Boston, Tamerlan Tsarnaev, même si ce dernier y vivait depuis une dizaine d'années.

Motif? "Les efforts difficiles et stressants menés par les habitants de Cambridge pour retrouver une vie normale seraient balayés par l'agitation, les manifestations et le déferlement de médias qu'entraînerait cet enterrement", a écrit dans un communiqué dimanche soir Robert Healy, le maire de la ville. Aussi, pas question pour lui de "délivrer une autorisation d'inhumation".

D'origine tchétchène, Tamerlan, 26 ans, et son frère Djokhar, 19 ans, actuellement détenu dans une prison-hôpital, sont accusés d'avoir commis un double attentat en marge du marathon de Boston, qui a tué trois personnes et en a blessé plus de 260.

Aucun cimetière pour l'accueillir

Un des oncles des deux frères Tsarnaev, Ruslan Tsarni, s'est rendu dimanche avec des proches dans le funérarium où se trouve le corps du jeune homme, tué dans une fusillade avec la police trois jours après l'attentat.

Peter Stefan, le directeur de cette maison de pompes funèbres située dans la grande banlieue de Boston, a expliqué à la presse qu'il n'avait pas trouvé de cimetière acceptant d'accueillir la dépouille de Tamerlan Tsarnaev dans tout l'Etat du Massachusetts. "Il faut qu'on enterre ce type. Peu importe qui il est ou ce qu'il a fait, dans notre pays, on enterre les gens", a-t-il fustigé.

Manifestations devant le funérarium

Des rassemblements ont eu lieu devant son funérarium, avec des manifestants agitant des drapeaux américains ou appelant à renvoyer le corps de Tamerlan Tsarnaev en Russie.

"Je suis tout seul pour gérer tout ça...", a déclaré à des journalistes Ruslan Tsarni. "Son foyer depuis une dizaine d'années, c'était bien Cambridge", a-t-il ajouté.


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M. T. avec AFP