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Le Honduras et le Guatemala veulent enrayer les flux de migrants vers les Etats-Unis

Les présidents hondurien, Juan Orlando Hernandez (à gauche), et guatémaltèque, Jimmy Morales (à droite).

Les présidents hondurien, Juan Orlando Hernandez (à gauche), et guatémaltèque, Jimmy Morales (à droite). - ORLANDO SIERRA / AFP

Lundi, les présidents hondurien et guatémaltèque ont annoncé vouloir s'attaquer aux causes poussant leurs citoyens à migrer vers les Etats-Unis.

Les présidents hondurien, Juan Orlando Hernandez, et guatémaltèque, Jimmy Morales, ont convenu lundi de s'attaquer aux causes poussant leurs citoyens à quitter leurs pays en caravanes en direction des États-Unis et de criminaliser ceux qui favorisent ces migrations.

Le président du Guatemala s'est rendu au Honduras pour élaborer avec son voisin un plan d'action afin d'éviter que les habitants de leurs pays respectifs continuent à émigrer vers les États-Unis, un exode qui a provoqué la colère de Donald Trump.

"Nécessité d'investir dans nos pays"

Les deux présidents centraméricains se sont mis d'accord sur "la nécessité d'investir dans nos pays pour créer des opportunités d'emploi", a déclaré Jimmy Morales lors d'une conférence de presse.

"Ceci est une vigoureuse invitation aux investisseurs, tant nationaux qu'internationaux, qui souhaitent investir dans nos pays", notamment dans les infrastructures comme les écoles et les hôpitaux, a précisé le président guatémaltèque. "Depuis 2014, nous avons promu beaucoup de programmes pour s'attaquer aux causes structurelles de la migration, nous savons que ce n'est pas suffisant et qu'il nous faut continuer d'avancer", a ajouté Juan Orlando Hernandez.

Milliers de migrants 

Plus tard dans la soirée, le chef de l'État guatémaltèque s'est rendu au Salvador afin de s'entretenir avec le vice-président salvadorien Oscar Ortiz à propos des milliers de migrants qui traversent actuellement le Mexique, a annoncé un porte-parole de la vice-présidence.

La première caravane est partie vers le Guatemala le 13 octobre de San Pedro Sula, dans le nord du Honduras, puis les migrants, fuyant la violence et la pauvreté, ont franchi illégalement la frontière entre le Guatemala et le Mexique. 

Quelque 4.000 migrants ont fait escale lundi soir à Mexico et deux autres caravanes sont en route dans les États d'Oaxaca et du Chiapas, dans le sud du Mexique. Chacune compte entre 1.500 et 2.000 personnes, selon la Commission nationale des droits de l'Homme (CNDH).

B.L. avec AFP