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Rupture de barrage au Brésil: cinq ingénieurs arrêtés

Vue aérienne du barrage après sa rupture, vendredi 25 janvier, au Brésil

Vue aérienne du barrage après sa rupture, vendredi 25 janvier, au Brésil - DOUGLAS MAGNO / AFP

Deux des ingénieurs arrêtés travaillent pour une entreprise allemande. L'évaluation de la responsabilité pénale de l'entreprise Vale dans la tragédie, qui a fait au moins 65 morts, est en cours.

Cinq ingénieurs ont été placés en détention préventive, ce mardi au Brésil, dans le cadre de l'enquête sur la rupture du barrage de Brumadinho, qui a fait au moins 65 morts et 279 disparus. Deux d'entre eux travaillent pour une entreprise allemande. 

Le parquet de l'Etat de Minas Gerais - où a eu lieu la tragédie -, a par ailleurs indiqué avoir lancé une opération pour "évaluer la responsabilité pénale de l'entreprise Vale dans la rupture du barrage de la mine Corrego do Feijao".

Deux employés d'une entreprise allemande

Trois des ingénieurs concernés ont été arrêtés à Belo Horizonte, capitale de l'Etat du Minas Gerais. Le parquet a précisé qu'ils étaient des employés de Vale "directement impliqués" dans le processus d'octroi des "licences" qui permettent à la mine d'opérer.

Les deux autres ont été arrêtés à Sao Paulo. Ils travaillent pour l'entreprise allemande TÜV SÜD, qui avait délivré en septembre un certificat de stabilité du barrage. Contactée par l'AFP samedi, cette société a assuré qu'"aucun défaut n'a été constaté" lors de l'inspection du barrage.

La détention préventive des ingénieurs doit durer 30 jours. Le parquet du Minas Gerais, qui a également émis des mandats de perquisition, a souligné qu'ils seront tous les cinq entendus par lui.

Numéro un mondial de la production de minerai de fer, l'entreprise Vale a, de son côté, indiqué dans un communiqué qu'elle "collabore pleinement avec les autorités". L'un de ses barrages avait déjà cédé en 2015.

Clémentine Piriou avec AFP