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JO 2016: à trois jours du lancement, Rio n'est toujours pas prêt

Rio attend ça depuis sept ans, mais la ville n'est toujours pas prête à accueillir les athlètes du monde entier. Les travaux ont pris beaucoup de retard dans la mégalopole brésilienne, alors que les Jeux olympiques commencent dans seulement trois jours.

Les supporters sont arrivés, une grande partie des 10.000 athlètes également: J-3 avant le lancement, un air de JO flotte déjà sur Rio. Sur les voitures, les bus et les buildings de la ville, les anneaux aux cinq couleurs sont affichés partout. Après le Mondial de 2014, le Brésil compte bien revivre la même effervescence. Mais comme lors de la précédente réception internationale, les travaux, pourtant démarrés il y a six ans, tardent. A 72 heures de la cérémonie d'ouverture, aucun des quatre sites olympiques n'est prêt pour le début des épreuves.

Le site censé accueillir la torche olympique en fin de semaine est toujours en chantier. Pourtant, les ouvriers affichent un optimisme étonnant.

"Ça va aller, tout sera bon. On va travailler tard sans compter nos heures", assure Bruno, casque sur le front.

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Quelques kilomètres plus loin, sur la plage de Copacabana, l'enceinte qui recevra la compétition de beach volley est loin d'être achevée. Elle est pourtant censée pouvoir accueillir 12.000 spectateurs d'ici à quelques jours.

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Un métro inachevé à 6€

Pour relier le principal parc olympique situé à Barra de Tijuaca au centre-ville de Rio, une nouvelle ligne de métro de 16 kilomètres a été construite. Inaugurée samedi après six ans de travaux, la ligne 4 est elle aussi encore inachevée. Elle fermera alors ses portes après les JO pour que certaines stations soient terminées. Afin d'amortir ce projet onéreux (près de 2,66 milliards d'euros d'investissement, soit quasiment le double du budget initialement prévu), le ticket de métro "olympique" est au prix exorbitant de 6 euros.

Les olympiades ne suffisent toutefois pas à faire oublier la crise politique et surtout économique qui traverse le Brésil. Les ouvriers du nouveau métro comptent bien profiter du feu des projecteurs du monde pour faire entendre leurs revendications. Ils menacent de faire grève pour une durée indéterminée s'ils n'obtiennent pas une augmentation de salaire dès ce jeudi, veille de l'ouverture des JO.

P. P. avec Ani Basar, Amelie Pateyron et Simon Loison