BFMTV

Attaques et panique sur les plages de Rio à un an des JO

La plage d'Ipanema bondée en décembre 2012 (illustration).

La plage d'Ipanema bondée en décembre 2012 (illustration). - Wanderlei Almeida - AFP

Des bandes de jeunes ont semé le chaos sur les célèbres plages de Copacabana et Ipanema le week-end dernier. Par dizaines, ils se sont rués sur les touristes pour les dépouiller. La police n'a rien pu faire. A moins d'un an des Jeux olympiques de Rio, ces images ont de quoi inquiéter.

Les images montrées à la télévision brésilienne ont de quoi inquiéter à moins d'un an des Jeux olympiques. Des bandes d'adolescents pauvres volant tout sur leur passage, notamment sur les célèbres plages de Copacabana et Ipanema, ont provoqué ce week-end des épisodes de panique et de chaos à Rio de Janeiro.

Alors que les plages étaient bondées samedi et dimanche dernier, des jeunes arrivant en groupe des quartiers pauvres ont volé portables, sac à dos et tout ce qui a de la valeur alors que touristes et habitants paniqués partaient en courant et en pleurs. "C’est terrifiant ce qui se passe: ils sont arrivés à dix sur moi… ils m’ont frappé et m’ont tout pris", raconte un touriste.

Ces scènes de pillage surviennent de temps à autre sur les plages l'été mais cette fois, fait inédit, elles ont eu lieu aussi en dehors des plages.

Samedi soir, plus de vingt enfants et adolescents qui étaient descendus d'un bus à la vue de la police ont volé tout ce qui se présentait à eux, dévalisant passants et boutiques, dans les quartiers de Humaita et Botafogo, et forçant les commerces à baisser leur rideau de fer. Un vendeur de fruits a été blessé par balles à la jambe.

Les habitants se muent en "justiciers"

En riposte dimanche, des habitants de Copacabana qui se présentent comme des "justiciers" et qui s'organisent via les réseaux sociaux, ont attaqué un bus qui venait de banlieue en cassant les vitres et en insultant tous les passagers qui, effrayés, ont sauté par les fenêtres.

Ces faits se sont produits peu après une décision de la justice le 10 septembre d'interdire à la police militarisée de fouiller et d'arrêter préventivement des jeunes qui vont à la plage sauf en cas de "flagrant délit".

la rédaction avec Antoine Heulard et AFP