BFMTV

Brésil: la candidature de Lula à la présidentielle invalidée par les juges

Un masque représentant lancien président Lula

Un masque représentant lancien président Lula - NELSON ALMEIDA / AFP

Le Parti des Travailleurs de Lula a immédiatement annoncé qu'il allait "présenter tous les recours possibles" pour que l'ancien président, actuellement en prison pour corruption, puisse malgré tout candidater.

Lula ne pourra finalement pas briguer un troisième mandat à la tête du Brésil. Le Tribunal supérieur électoral (TSE) a invalidé dans la nuit de vendredi à samedi la candidature de l'ancien chef de l'Etat, qui était jusqu'ici le grand favori malgré sa condamnation en avril à une peine de douze ans de prison pour corruption. 

Luiz Inacio Lula da Silva, 72 ans, a été déclaré inéligible à la majorité de six voix contre une, en vertu d'une loi qui interdit à toute personne condamnée de se présenter à une élection. Une annonce qui a immédiatement fait réagir le Parti des Travailleurs, fondé par l'ancien président, qui a affirmé dans un communiqué qu'il continuerait à lutter "par tous les moyens" pour que l'icône de la gauche brésilienne puisse, malgré tout, être candidat à l'élection des 7 et 28 octobre prochains. 

"Nous allons présenter tous les recours possibles devant les tribunaux pour que les droits politiques de Lula soient reconnus. (...) Nous allons le défendre dans les rues, avec le peuple, parce qu'il est le candidat de l'espérance", affirme le texte.

#Lula dans les urnes

Le parti a aussi lancé le hashtag #LulaNasUrnas (Lula dans les urnes) pour soutenir la candidature de l'ancien ouvrier métallurgiste, rapidement devenu viral sur les réseaux sociaux. Des recours sont effectivement encore envisageables, notamment auprès de la Cour suprême. Selon ses avocats, Lula ne peut pas être empêché de se présenter tant que tous les recours contre sa condamnation n'ont pas été examinés. Si toutefois l'inéligibilité de l'ancien président était confirmée, le Parti des Travailleurs devrait choisir pour candidat l'ancien maire de Sao Paulo, Fernando Haddad. 

Sauf rebondissement, Lula devrait donc suivre la course à la présidence depuis sa prison à Curitiba, au sud du pays. Il est accusé d'avoir bénéficié d'un appartement en bord de mer offert par une entreprise du bâtiment en échange de contrats publics. Il est également visé par cinq autres procédures, mais rejette farouchement toutes les accusations, qui sont selon lui l'œuvre d'un complot politique visant à l'empêcher de briguer un troisième mandat.

Claire Rodineau