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Tunisie : manifestation pour la démission du gouvernement

La veuve de l'opposant Chokri Belaïd, Besma Khalfaoui, lundi 11 février, à Tunis

La veuve de l'opposant Chokri Belaïd, Besma Khalfaoui, lundi 11 février, à Tunis - -

Le Premier ministre Hamadi Jebali a annoncé qu'il tentait de former un gouvernement de technocrates d'ici le milieu la semaine mais les membres d'Enahda et du parti laïc refusent cette solution.

Des centaines de Tunisiens ont manifesté lundi devant l'Assemblée nationale constituante (ANC), à Tunis, pour réclamer la démission du gouvernement et soutenir la veuve de l'opposant Chokri Belaïd, dont l'assassinat la semaine dernière a aggravé une profonde crise politique. 

"Ce gouvernement doit démissionner aujourd'hui, pas demain ou après-demain. Il ne faut pas attendre. C'est la règle du jeu politique. Quand un gouvernement échoue il doit prendre ses responsabilités", a dit la veuve de l'opposant assassiné, Besma Khalfaoui.

Face à une flambée de violences déclenchée par l'assassinat de Chokri Belaïd, le Premier ministre Hamadi Jebali a annoncé qu'il tentait de former un gouvernement de technocrates d'ici le milieu la semaine.

Une proposition rejetée par son parti Ennahda comme par le parti laïc. "Nous avons décidé de geler notre décision de retirer nos ministres du gouvernement mais si dans une semaine nous ne voyons aucun changement nous quitterons le gouvernement définitivement", a déclaré le chef du Congrès pour la République (CPR), Mohamed Abbou.

"Nous sommes contre un gouvernement de technocrates car cela permettrait le retour des figures de l'ancien régime" de Zine El Abidine Ben Ali renversé par la révolution de 2011, a-t-il poursuivi.

La révolution de 2013, elle, reste encore et toujours incertaine.

S. A. avec AFP