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Ouagadougou: "J’ai entendu des tirs", raconte un rescapé Français

Jean-Michel Rollot était présent dans l’hôtel Splendid de Ouagadougou lors de l’attaque des terroristes, qui s'est déroulée de vendredi à samedi. Il est resté barricadé huit heures dans sa chambre, avant de pouvoir être exfiltré par l’armée française.

L’hôtel Splendid de Ouagadougou au Burkina Faso porte les traces de l’attaque de vendredi et samedi. La façade est noircie et devant l’établissement une bande de sécurité interdit de s’approcher.

Alors que des terroristes ciblaient l’hôtel fréquenté par des occidentaux, Jean-Michel Rollot, un Français, se trouvait à l’intérieur.

"Juste avant de descendre dîner au Capuccino, j’ai entendu des tirs et en même temps le signal d’alarme résonnait", raconte l’homme en mission pour l’Union européenne sur BFMTV. 

Dans l’attaque, 29 personnes sont mortes dont deux Français qui travaillaient pour une société du Val-d'Oise. Un de leurs collègues portugais est également mort dans l'attaque.

Dans l'hôtel, Jean-Michel Rollot et les autres clients reçoivent pour consigne de se barricader dans leurs chambres. Pendant huit heures, il va rester cloîtré dans l’hôtel mais parvient à maintenir le contact avec ses proches. Ils lui délivrent des conseils et le soutien nécessaire pour tenir et lui changer les idées, "on a même rigolé" se souvient-il. 

Son passeport resté dans l'hôtel

Alors que l'assaut est donné, il est finalement exfiltré par l’armée française. Mais parti en catastrophe, il abandonne toutes ses affaires. Son ordinateur, ses médicaments, son passeport sont restés dans sa chambre d’hôtel.

Il appréhende de pénétrer de nouveau dans le bâtiment.

"Je pense que l’entrée dans la chambre, même si elle n’a pas été touchée, la revoir dans l’état dans laquelle je l’ai laissée, ça va être difficile".

Pour pouvoir rentrer en France retrouver ses proches, il attend de récupérer ses effets personnels. Mais les opérations ont été interrompues par les autorités qui craignent un "sur-attentat": que les terroristes n’aient piégé les chambres d’hôtel avant de prendre la fuite.

C. B avec C. Mier, A. Pateyron, T. Yelkayé