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Attentats de Ouagadougou: trois familles françaises endeuillées

Deux Français figurent parmi les 29 victimes des attentats survenus au Burkina Faso dans la nuit de vendredi à samedi. Un de leur collègue, d'origine portugaise, était de son côté marié à une Française. Tous trois travaillaient pour une société de transport dans le Val-d'Oise.

Trois familles brisées. Deux Françaises n’ont pas été épargnés par la barbarie des jihadistes à Ouagadougou dans la nuit de vendredi à samedi, tandis que l'un de leurs collègues, d'origine portugaise, avait fait sa vie dans l'Hexagone. Comme 26 autres personnes, ils ont été froidement abattus.

Tous se trouvaient dans le restaurant "Le Cappucino" lorsque l’attaque a eu lieu. Un lieu très prisé par les Occidentaux dans la capitale burkinabè, à quelques pas du Splendid, l’hôtel où s’est poursuivie la sanglante attaque. Originaires de l’Oise, les deux hommes travaillent également ensemble pour la société "Scales", spécialisée dans les transports exceptionnels.

"Je connaissais des membres de la famille d'une des victimes, des gens sympathiques. Je suis effondrée", a déclaré Caroline Cayeux, la maire de Beauvais, après avoir appris leur décès.

Eddie Touati, 54 ans

Eddie Touati était très appréciée par la maire de Beauvais. Il s’était investi dans la vie locale jusqu’à son déménagement, après son divorce. "Mais il revenait souvent, notamment pour sa famille et pour le Moto Club", a indiqué Caroline Cayeux. L’homme de 54 ans faisait également partie de l’équipe dirigeante du club de motocross.

Eddie Touati était également père de deux enfants, un garçon de 26 ans et une fille de 22 ans. En apprenant la triste nouvelle, cette dernière a tweeté le message suivant: 

Arnaud Cazier, 41 ans

Arnaud Cazier, était marié et père d'une fille. Cet homme de 41 ans habitait une autre petite commune, Crillon, à 17 km de la préfecture de l'Oise.

Contactée par RMC, son épouse dresse le portrait d'un homme d'honneur. "Ce déplacement professionnel, il ne le sentait pas. Mais c’était une personne qui n’avait qu’une parole et qui la respectait", a-t-elle confié.

Sa fille Illona avait également posté un avis de recherche sur les réseaux sociaux, samedi, en fin d’après-midi.

Antonio Basto, 52 ans

Un autre salarié de l’entreprise "Scales" a perdu la vie dans l’attaque de Ouagadougou. Il s’agit d’Antonio Basto, un Portugais de 52 ans. Il avait de profondes attaches avec la France, étant marié à une Française depuis plusieurs années. Mais selon nos informations, il ne possédait pas la nationalité française.

Deux mois après les attentats du 13 novembre à Paris, deux Français viennent donc s’ajouter à la liste des compatriotes tués par les balles de jihadistes.

P. P. avec AFP