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Mali sous tension: le président IBK écourte sa visite en France

François Hollande et son homologue malien Ibrahim Boubacar Keïta le 19 septembre dernier.

François Hollande et son homologue malien Ibrahim Boubacar Keïta le 19 septembre dernier. - -

Le président Ibrahim Boubacar Keïta, récemment investi à son poste en présence de François Hollande, doit faire face à de nouveaux troubles au Mali, six mois après l'intervention militaire française.

De nouveaux troubles au Mali, avec des combats entre soldats maliens et rebelles touareg dans le Nord, ont amené le président malien Ibrahim Boubacar Keïta à écourter sa visite en France pour rentrer mardi dans son pays qui sort à peine d'une crise politico-militaire de 18 mois.

IBK rentrera à Bamako après sa rencontre mardi à Paris avec son homologue français François Hollande, selon son entourage. "La situation exige sa présence et n'eut été l'audience de mardi avec M. François Hollande, il serait déjà rentré" au Mali, a-t-on ajouté sans plus de détails.

La visite en France d'Ibrahim Boubacar Keïta était initialement programmée du dimanche 29 septembre au jeudi 3 octobre, après sa participation à l'Assemblée générale de l'ONU à New York la semaine dernière.

Attaques répétées

Pour la deuxième journée consécutive, un accrochage a opposé à Kidal au nord-est l'armée à la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), tandis que des soldats proches des putschistes de mars 2012 ont dénoncé des différences de traitement en leur sein à Kati, ville garnison proche de Bamako, en tirant en l'air et blessant un officier, qu'ils ont séquestré plusieurs heures.

Dans le même temps, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), un des groupes jihadistes ayant occupé le Nord malien et affirmant y disposer toujours d'unités, a revendiqué un attentat suicide mené samedi à Tombouctou, où des kamikazes ont lancé leur véhicule piégé contre un camp de l'armée. Bilan officiel: deux civils tués en plus de quatre kamikazes, six soldats maliens blessés.

Selon une source militaire malienne à Kidal, une position de l'armée a été attaquée lundi matin "par des troupes du MNLA", provoquant la riposte des militaires. Selon des habitants, des échanges nourris de coups de feu ont été entendus pendant plusieurs heures dans les environs d'une banque située en plein centre-ville, poussant ses riverains à se calfeutrer chez eux. Les tirs ont cessé à la suite d'une intervention de la mission de l'ONU au Mali, la Minusma.

A.G. avec AFP