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Les autorités inquiètes de l'état de santé de Sophie Pétronin, otage au Mali

Une photo non datée de Sophie Pétronin, diffusée par son comité de soutien en décembre 2017.

Une photo non datée de Sophie Pétronin, diffusée par son comité de soutien en décembre 2017. - AFP

Sophie Pétronin est détenue au Mali depuis décembre 2016. Les autorités françaises craignent une dégradation de son état de santé.

La France a fait part ce mercredi de sa "profonde préoccupation" après la diffusion d'une vidéo des ravisseurs de la Française Sophie Pétronin, détenue au Mali depuis près de deux ans, qui laisse supposer une dégradation de son état de santé.

"C'est avec une profonde préoccupation que nous avons pris connaissance du communiqué publié le 11 novembre par les ravisseurs de Mme Sophie Pétronin, enlevée au Mali le 24 décembre 2016", a relevé la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Agnès von der Mühll.

"Nous prenons au sérieux leur affirmation"

Cette dernière s'exprimait après la diffusion d'une nouvelle vidéo, où l'otage n'apparaissait pas, mais où ses ravisseurs évoquaient la dégradation de son état de santé. "Nous prenons au sérieux leur affirmation que l'état de santé de notre compatriote s'est récemment dégradé et exprimons notre inquiétude à ce sujet", a ajouté Agnès von der Mühll.

Cette nouvelle vidéo faisait suite à de précédentes images, reçues mi-juin, où l'otage de 73 ans apparaissait très fatiguée et le visage émacié, et en appelait au président Emmanuel Macron.

Les autorités françaises "insistent sur la nécessité d'une libération immédiate pour des raisons évidentes d'humanité" et "continuent d'agir avec détermination et engagement pour la retrouver au plus vite", a-t-elle souligné.

Son fils craint pour sa vie

Le fils de l'otage, Sébastien Chadaud-Pétronin, a dit craindre pour sa vie, Sophie Pétronin n'apparaissant pas dans la nouvelle vidéo. "C'est uniquement un message des gens qui la détiennent, on la voit en photo, elle est sur fond d'écran, et elle est alitée", a-t-il précisé.

La septuagénaire qui, au moment de son enlèvement à Gao (nord Mali), dirigeait une association d'aide aux orphelins, affirmait, dans la vidéo reçue mi-juin, redouter de devenir une otage sacrifiée après avoir été une otage oubliée. 

A.S. avec AFP