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L'Assemblée autorise la prolongation de l'intervention française au Mali

Des soldats fançais débarquant au Mali en janvier 2013

Des soldats fançais débarquant au Mali en janvier 2013 - -

L'Assemblée nationale a autorisé lundi le gouvernement à prolonger l'opération militaire française au Mali, entamée le 11 janvier pour chasser les groupes islamistes armés du nord du pays.

L'opération Serval va se poursuivre. L'Assemblée nationale a autorisé lundi le gouvernement à la prolonger l'opération militaire française au Mali, entamée le 11 janvier pour chasser les groupes islamistes armés du nord du pays. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a qualifiée l'opération de "réussite" sur le plan politique et militaire.

Les députés se sont prononcés par 342 voix en faveur de la prolongation, avec 0 voix contre, seuls les élus du Front de gauche ayant choisi de s'abstenir. Le Sénat devait se prononcer à son tour dans la soirée.

Réussite politique

"Réussite politique, parce que la décision du président de la République d'engager la France a profondément changé la donne du combat contre les groupes terroristes", a déclaré le chef du gouvernement à l'ouverture du débat à l'Assemblée nationale. "Réussite militaire" également, a-t-il poursuivi, rendant hommage au courage et au professionnalisme des soldats français.

Après l'Assemblée, le Sénat dans la soirée, est appelé à se prononcer sur la prolongation de l'opération Serval, en application de l'article 35 de la Constitution. Depuis 2008, toute opération militaire en territoire étranger est en effet soumise au vote du Parlement au-delà d'une durée de quatre mois.

Lancée dans l'urgence le 11 janvier, l'intervention française a permis de démanteler les réseaux jihadistes qui contrôlaient le nord du pays. Plus de 500 militaires français, sur un total de près de 4.500, ont déjà été désengagés et les effectifs français doivent être ramenés à 2.000 en juillet. Au-delà, un millier d'hommes devraient rester au Mali pour "lutter contre le terrorisme" en soutien d'une force de l'ONU.

Cinq militaires français ont perdu la vie depuis le début de l'intervention. La France a déjà amorcé le 14 avril, désengagement du Mali et a procédé à son premier retrait de troupes.

M.R. avec AFP