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Attaque de Benghazi : les conclusions de l'enquête

Consulat américain attaqué à benghazi, en Libye

Consulat américain attaqué à benghazi, en Libye - -

Un responsable du département d’État dévoile les conclusions de l'enquête sur l'attaque du consulat américain à Benghazi, en Libye, le 11 septembre dernier.

Le 11 septembre dernier, le consulat américain de Benghazi en Libye a été attaqué. Quatre américains, dont l'ambassadeur, y laissaient leur vie. Une vidéo anti-islam avait d'abord été mise en cause, embrasant le monde musulman. Qu'en est-il vraiment ? Mercredi, une audition pour présenter les conclusions de l'enquête doit se tenir au Congrès.

Une attaque "sans précédent"

Dans un récit détaillé de cette attaque "sans précédent" dans "l'histoire récente de la diplomatie", un responsable du département d'Etat assure que les Etats-Unis ne disposaient d'"aucun renseignement exploitable" sur une "attaque planifiée et imminente".

Selon l'enquête, l'attaque contre le consulat américain de Benghazi en Libye a été perpétrée par des dizaines d'homme équipés d'armes de guerre. Les bâtiments ont incendiés et le personnel qui s'était caché a été traqué.

AK-47, lance-roquettes et bidons de gazole

D'après le responsable, l'attaque a débuté vers 21h40 locales, peu après que l'ambassadeur Christopher Stevens soit allé se coucher, dans une partie du consulat. Ce dernier a terminé son dernier entretien vers 20h30 heure locale, et les alentours du consulat étaient "calmes".

A 21h40, sur fond de tirs et d'explosions, les agents de sécurité du consulat ont vu sur les écrans de contrôle "un grand nombre d'hommes armés envahir l'enceinte" du consulat, composé de plusieurs bâtiments.

Le responsable du département d'Etat décrit des assaillants équipés d'"armes automatiques AK-47, de lance-roquettes et de bidons de gazole" qui ont servi à à incendier les bâtiments ainsi que la résidence où se trouvait l'ambassadeur.

Piégés par le feu et une "épaisse fumée", l'ambassadeur et deux autres agents américains, dont Sean Smith, se sont réfugié alors dans une partie sécurisée du bâtiment avec un point d'eau et une fenêtre. Mais au bord de l'asphyxie, les trois hommes décident de quitter leur refuge et de se séparer, en dépit des tirs nourris les visant.

L'attentat ne serait pas lié à la vidéo anti-islam

Le responsable du département d'Etat, qui témoigne sous couvert d'anonymat, exclu que l'attentat soit lié aux manifestations contre une vidéo islamophobe.

Le 16 septembre, l'ambassadrice à l'ONU Susan Rice avait ainsi affirmé que cette attaque de Benghazi n'était ni "coordonnée", ni "préméditée" et résultait d'un rassemblement "spontané et devenant extrêmement violent" contre le film islamophobe L'Innocence des musulmans. Une version aujourd'hui contredite.

M. B. avec AFP