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L'Égypte sous tension avant les manifestations

Des manifestants anti-Morsi

Des manifestants anti-Morsi - -

Des manifestations de masse sont attendues dimanche pour réclamer la démission ou au contraire défendre le président islamiste Mohamed Morsi.

Des manifestations de masse sont attendues dimanche en Egypte pour réclamer la démission ou au contraire défendre le président islamiste Mohamed Morsi, confronté à une grave épreuve de force pour le premier anniversaire de son arrivée au pouvoir.

L'armée a indiqué s'être déployée dans les divers gouvernorats pour renforcer la protection des installations vitales, et se poser en garante de la stabilité du pays en cas de troubles graves.

Rassemblements pro et anti-Morsi

Plusieurs défilés doivent converger en fin d'après-midi vers le palais présidentiel dans le quartier d'Héliopolis, en périphérie du Caire, pour demander le départ du chef de l'Etat, accusé par l'opposition de gouverner au seul profit des Frères musulmans, la confrérie dont il est issu.

Les islamistes ont prévu quant à eux la poursuite de rassemblements entamés depuis plusieurs jours à Nasr City, un faubourg de la capitale, pour défendre la "légitimité" du président. Le Parti de la liberté et de la justice, émanation des Frères musulmans, a appelé samedi à une "mobilisation générale" pour Morsi.

Des manifestations sont également attendues en province, où des heurts entre adversaires et partisans du chef de l'Etat ont fait huit morts, dont un Américain, ces derniers jours.

Des clivages profonds

Cette crise traduit, près de deux ans et demi après la chute du régime de Hosni Moubarak, la persistance de clivages profonds et d'un climat de crise dans le plus peuplé des pays arabes (plus de 80 millions d'habitants), qui pèsent également lourdement son économie.

Les adversaires de Morsi dénoncent une dérive autoritaire du pouvoir destinée à instaurer un régime idéologiquement et politiquement dominé par les islamistes, ainsi que son incapacité à relancer l'économie.

Ses partisans en revanche soulignent qu'il puise sa légitimité dans la première élection présidentielle libre de l'histoire de l'Egypte et accusent l'opposition laïque de vouloir un "coup d'Etat".

Conseils de prudence pour les étrangers

Le président américain Barack Obama a depuis Pretoria exprimé son "inquiétude" face à la crise en Egypte et appelé Morsi et l'opposition à engager un dialogue "plus constructif".

Craignant des dérapages violents, le département d'Etat a annoncé le départ d'une partie de son personnel diplomatique et conseillé aux Américains de différer tout voyage non-indispensable en Egypte.

Plusieurs pays, dont la France et la Grande-Bretagne, ont diffusé des consignes de prudence à leurs ressortissants, leur recommandant d'éviter les rassemblements ou de limiter leurs déplacements.

Certaines compagnies étrangères ont demandé à leurs salariés expatriés ou leurs familles de partir.


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M.G. avec Marc Paupe