BFMTV

Egypte: les procès de Moubarak et des Frères musulmans reportés

L'ancien président égyptien Hosni Moubarak, lors de son premier procès en juin 2012.

L'ancien président égyptien Hosni Moubarak, lors de son premier procès en juin 2012. - -

Dimanche devaient se tenir à la fois le procès de l'ex-président Hosni Moubarak et celui des trois principaux chefs des Frères musulmans. Deux audiences finalement reportées.

L'Egypte devait juger ses anciens dirigeants ce dimanche. Celui de l'ex-président Hosni Moubarak a repris en présence de l'accusé, avant d'être reporté dans l'après-midi. Celui des trois principaux chefs des Frères musulmans a tout de suite été ajourné.

Le Guide suprême des Frères musulmans Mohamed Badie ainsi que deux de ses adjoints, Khairat al-Chater et Rachad Bayoumi, actuellement incarcérés, ne se sont pas présentés à l'audience pour des "raisons de sécurité", ont indiqué dimanche des sources de sécurité.

Les trois principaux chefs de la confrérie, dont est issu le président Mohamed Morsi destitué par l'armée le 3 juillet, sont accusés d'"incitation au meurtre" de manifestants le 30 juin. Ils devaient comparaître aux côtés de trois autres membres des Frères musulmans accusés de "meurtre". Les six hommes encourent la peine capitale.

Moubarak sur un brancard

L'ancien président Hosni Moubarak, prédécesseur de Mohamed Morsi chassé du pouvoir après la révolte populaire de 2011, se trouve devant la justice pour des raisons similaires. Il est accusé de "complicité de meurtres" de manifestants lors du soulèvement du printemps 2011, et encourt lui aussi la peine de mort.

Hosni Moubarak, qui avait été condamné en première instance à la perpétuité, est apparu pour ce procès en appel assis sur un brancard en compagnie de neuf co-accusés, dont ses deux fils. Mais le tribunal du Caire a finalement reporté dimanche l'audience au 14 septembre.

Ces audiences ont lieu en plein chaos politique en Egypte, où le nouveau pouvoir dirigé de facto par l'armée réprime dans un bain de sang, depuis dix jours, les manifestations organisées par les Frères musulmans.

M. T. avec AFP