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Egypte: la police chargée de disperser des pro-Morsi toujours mobilisés

Des partisans de Mohamed Morsi le 7 juillet 2013 au Caire.

Des partisans de Mohamed Morsi le 7 juillet 2013 au Caire. - -

Les pro-Morsi ont décidé de rester mobilisés malgré tout.

Le gouvernement égyptien a chargé ce mercredi le ministère de l'Intérieur de prendre "les mesures nécessaires" pour mettre fin aux sit-in des partisans du président déchu Mohamed Morsi, une menace rejetée par les islamistes qui ont appelé à poursuivre la mobilisation.

"La poursuite de situations dangereuses sur les places Rabaa al-Adawiya (nord-est du Caire) et Al-Nahda (près de l'université du Caire), le terrorisme qui en découle ainsi que les rues bloquées ne sont plus acceptables", a déclaré le gouvernement dans un communiqué. Le Conseil des ministres va donc "prendre toutes les mesures nécessaires" face à cette "menace pour la sécurité nationale" et a "chargé le ministre de l'Intérieur de prendre les décisions adéquates dans le cadre de la Constitution et du droit", poursuit le texte.

Le cabinet assure agir "sous le mandat donné massivement par le peuple afin d'agir contre le terrorisme et la violence (...) et afin de protéger la sécurité nationale et l'intérêt supérieur de l'Etat". Plusieurs milliers de partisans du président islamiste, déposé le 3 juillet par l'armée après des manifestations massives, occupent depuis plus d'un mois ces deux places dans la capitale.

"Rien ne va changer"

Cette menace a été immédiatement rejetée par les partisans de Mohamed Morsi. "Rien ne va changer" a déclaré un porte-parole de la coalition islamiste pro-Morsi, Gehad el-Haddad, interrogé pour savoir si ces rassemblements allaient cesser. Il a accusé les nouvelles autorités de "chercher à terroriser les Egyptiens". 

Aucune tension particulière n'était perceptible en fin d'après-midi devant l'accès principal du site de Rabaa al-Adawiya, dans le faubourg de Nasr City, le plus important des deux points de rassemblement des pro-Morsi. Aucun policier ou soldat n'était visible aux abords immédiats de cette entrée, protégée par des barricades érigées par les islamistes.

A.D. avec AFP