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Attentats au Niger: Belmokhtar, toujours en vie?

Mokhtar Belmokhtar, chef du groupe jihadiste "Les signataires par le sang"

Mokhtar Belmokhtar, chef du groupe jihadiste "Les signataires par le sang" - -

Le groupe du jihadiste Mokhtar Belmokhtar affirme que ce dernier a supervisé les attentats suicide de jeudi au Niger, alors que sa mort avait été annoncée par le Tchad en mars.

Déclaré mort en mars par les autoriés tchadiennes, le jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar, à l'origine de la prise d'otages sanglantes d'In Amenas en janvier, serait toujours en vie.

C'est ce que laisse sous-entendre son groupe jihadiste "Les signataires par le sang". Dans un communiqué publié vendredi sur des sites islamistes, celui-ci affirme que leur chef a supervisé les attentats suicide de jeudi au Niger, qui ont fait une vingtaine de morts, et menace à nouveau la France.

"Belmokhtar a supervisé les attentats de jeudi"

Cité par l'agence mauritanienne en ligne Alakhbar, le porte-parole du groupe "Les signataires par le sang" est affirmatif: Mokhtar Belmokhtar a "supervisé" les attentats de jeudi au Niger contre l'armée nigérienne et le groupe français Areva.

"C'est Belmokhtar qui a supervisé lui-même les plans d'opération des attaques" qui ont "visé les forces d'élite françaises assurant la sécurité des installations de la firme nucléaire et une base militaire nigérienne", a déclaré El-Hassen Ould Khlil, alias Jouleibib.

Une information qui jette à nouveau le trouble autour de sa mort, puisque qu'en mars, l'armée tchadienne a assuré avoir tué le chef islamiste dans le massif des Ifoghas au Mali.

Sa mort, jamais confirmée par la France

A l'époque, la France avait confirmé la mort d'un autre responsable islamiste, Abou Zeid, l'un des chefs d'Al-Quaïda au Maghreb islamique (Aqmi), mais elle était restée prudente concernant celle de Mokhtar Belmokhtar.

L'homme, surnommé "Le borgne" du fait de son oeil en moins perdu après avoir reçu un éclat d'obus au visage, s'était spécialisé dans les enlèvements d'Occidentaux. Ancien dirigeant d'Aqmi, il avait quitté ce groupe fin 2012 pour créer son propre mouvement, "Les signataires par le sang", dont la première action d'envergure avait été la prise d'otages massive et sanguinaire en janvier sur un site gazier à In Amenas, dans le sud de l'Algérie.


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Mélanie Godey