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Algérie : qui sont les preneurs d'otages ?

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Le groupe terroriste qui a revendiqué l'attaque se fait appeler les "Signataires par le sang" et est dirigé par l'Algérien Mokhtar Belmokhtar. Selon des sources locales, il semble constitué d'un mélange hétéroclite de combattants aux revendications très importantes.

Qui est responsable de la prise d'otages qui frappe le site gazier du sud-est algérien depuis mercredi et qui est actuellement sous le feu de l'armée algérienne, bien décidée à les déloger "par besoin d'exmplarité", comme l'expliquait à BFMTV le fondateur du GIGN Christian Prouteau ?

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Le groupe terroriste qui a revendiqué l'attaque se fait appeler les "Signataires par le sang", Al-Mouthalimin en arabe. Leur chef est l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, qui a récemment déserté Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), pour créer sa propre katiba (unité combattante).

Surnommé Laouer ("le borgne", il a perdu un oeil en Afghanistan), c'est un activiste algérien de 40 ans. En 1993, il devient un haut responsable du Groupe islamique armé (GIA) et du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), l'ancien nom d'Aqmi.

La région du Sahel est son terrain de jeu favori et il le connaît parfaitement. "Début 2012", explique Dominique Rizet sur BFMTV, "des caches d'armes ont été écouvertes dans cette zone à deux reprises. Des missiles sol-air venus de Libye et destinés à un grand trafic d'armes international mené par les mêmes groupes terroristes."

Un groupe de combattants hétéroclite

Les hommes qui l'accompagnent seraient habillés d'uniformes militaires et de tenues afghanes. Ils parleraient, selon des sources locales, arabe avec un accent tantôt lybien, égyptien, tunisien et syrien.

Le ministère de l'Intérieur algérien a en outre confirmé que ce sont des combattants qui vivent depuis un moment dans les parages et qu'ils ne sont ni venu du Mali, ni de Libye comme anoncé dans un premier temps.

Mokhtar Belmokhtar et ses hommes exigent l'arrêt de l'intervention - "de l'agression" - militaire française au Mali, la libération de jihadistes emprisonnés en Algérie ainsi que la possibilité de quitter le site BP avec les otages. Or, sur l'antenne de BFMTV, Ulysse Gosset, spécialiste des questions internationales, a précisé que "l'assaut premier aurait été donné contre un convoi qui cherchait justement à quitter la zone".

Selon le porte-parole des islamistes, durant cet assaut, 15 ravisseurs ont été tués, 34 otages également et 7 seraient encore captifs. 

Caroline Boisson (sujet vidéo) et Samuel Auffray