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Affaire russe: Trump s'en prend au ministère de la Justice

Le président des Etats-Unis Donald Trump embarque à bord d'Air Force One, le 9 juin 2017 dans le Maryland aux Etats-Unis. (Photo d'illustration)

Le président des Etats-Unis Donald Trump embarque à bord d'Air Force One, le 9 juin 2017 dans le Maryland aux Etats-Unis. (Photo d'illustration) - Mandel Ngan - AFP

Désormais ciblé par l'enquête dirigée par Robert Mueller sur de possibles connexions entre son équipe de campagne et la Russie pour une hypothétique tentative d'entrave à la justice, Donald Trump s'est emporté dans un tweet ce vendredi.

Donald Trump a accentué ce vendredi la pression sur le ministère de la Justice et sur Robert Mueller, le procureur spécial dont l'enquête sur la Russie remonte jusqu'au premier cercle du pouvoir et cible désormais le président américain. Dans un tweet ambigu, le dirigeant a donné crédit à ce que seules des sources anonymes avaient jusqu'à présent confié à des médias: le procureur spécial enquête sur une possible entrave à la justice de la part du chef de l'exécutif américain, dans l'affaire russe. "L'homme qui m'a dit de limoger le directeur du FBI enquête sur moi parce que j'ai limogé le directeur du FBI! Chasse aux sorcières", a écrit Donald Trump vendredi matin, sans dire s'il se référait à des informations de presse ou s'il était officiellement au courant.

Selon un membre de son équipe de défense, il se fondait sur un article du Washington Post. Le tweet s'adresse apparemment à Rod Rosenstein, numéro deux du ministère de la Justice qui a été nommé par Donald Trump le 31 janvier. C'est Rod Rosenstein qui, à la demande du président, avait établi une liste de griefs contre James Comey, l'ancien directeur du FBI qui supervisait l'enquête sur la Russie, dans une note invoquée par Donald Trump pour limoger James Comey le 9 mai. Peu après ce limogeage, face aux soupçons d'interférence politique, Rod Rosenstein avait nommé Robert Mueller afin de garantir l'indépendance des investigations. Il reste son supérieur hiérarchique car le ministre, Jeff Sessions, s'est récusé dans tout ce qui concerne la Russie.

Mueller dispose de 13 enquêteurs 

Le périmètre de l'enquête inclut les tentatives d'ingérences russes dans la campagne présidentielle de 2016, une éventuelle collusion entre des membres de l'équipe de campagne de Donald Trump et la Russie et, désormais, une possible tentative d'entrave du dirigeant républicain. L'entrave serait constituée par les pressions du milliardaire sur James Comey avant son renvoi, au cours de conversations privées. Il aurait notamment demandé à James Comey d'épargner l'un de ses ex-conseillers, Michael Flynn.

Le Washington Post a écrit que Robert Mueller avait pris le témoignage de James Comey très au sérieux et avait commencé à interroger des responsables-clés. Ses investigations montent en puissance: il dispose désormais d'une équipe de 13 personnes, a dit l'un de ses porte-parole, Peter Carr, avec plusieurs autres embauches imminentes.

R.V. avec AFP