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Accident d'avion à Moscou: les enquêteurs penchent vers plusieurs erreurs de pilotage

L'atterrissage en urgence et l'embrasement à Moscou d'un avion Soukhoï Superjet 100 seraient dus à plusieurs erreur de pilotage d'après les enquêteurs.

Plusieurs erreurs de pilotage sont privilégiées par les enquêteurs pour expliquer l'atterrissage en urgence et l'embrasement d'un Soukhoï Superjet 100 de la compagnie russe Aeroflot dimanche à Moscou. Un accident qui a fait 41 morts.

"La première erreur des pilotes a été de décoller en face de l'orage. Puis, alors que la situation était compliquée mais loin d'être catastrophique, ils ont atterri au lieu de brûler le kérosène", explique le quotidien Kommersant en citant une source proche de l'enquête. Selon le journal, les pilotes ont "atterri à trop grande vitesse (...) en raison de quoi le contact des roues avec le béton a été trop fort, faisant rebondir l'avion".

Le quotidien RBK précise pour sa part en citant un membre du Comité d'enquête russe, que les pilotes n'ont pas éteint les moteurs après l'atterrissage. Selon la même source, ils ont aussi ouvert un hublot du cockpit après l'atterrissage, ayant pour conséquence d'accélérer l'incendie.

L'avion avait été frappé par la foudre

Quelques minutes après son décollage de l'aéroport de Moscou-Cheremetievo vers Mourmansk au nord du pays, le Superjet 100 a dû faire demi-tour pour un atterrissage d'urgence au cours duquel l'arrière de l'avion s'est embrasé.

Le pilote Denis Evdokimov a expliqué que l'avion avait été frappé par la foudre, mettant hors service les équipements de bord d'aide au pilotage.

Le Superjet 100, premier avion civil conçu par la Russie post-soviétique, était une source de fierté pour le pays à son lancement en 2011 mais il peine à convaincre en dehors du marché russe en raison de problèmes de fiabilité.

Avec AFP