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Paris: 2018, année record de pollution à l'ozone

Paris pendant un épisode de pollution à l'ozone.

Paris pendant un épisode de pollution à l'ozone. - BFMTV

Paris a connu cette année son plus fort épisode de pollution à l'ozone depuis 2003. Malgré ces mauvais résultats, la qualité de l'air a quand même tendance à s'améliorer.

L'année 2018 n'est pas encore finie, mais bat déjà des records de pollution. La capitale a en effet battu cette année le record de 2003 en termes de pollution à l'ozone (O3). A la veille de la Journée de la qualité de l'air, Airparif, la mairie de Paris et les partenaires du ballon Generali qui effectue des relevés dans le ciel parisien dressent ce bilan peu flatteur.

"Des niveaus soutenus d'ozone dépassant le seuil d'information pour l'O3 (180µg/m3) ont été enregistrés pendant plusieurs journées isolées en juillet, puis 6 jours consécutifs (du 23 au 27 juillet) et entre le 3 et le 7 août 2018", détaillent-ils.

Un phénomène persistant qui a nécessité le déclenchement de la procédure d'alerte ainsi que la mise en place pour plusieurs journées de la circulation différenciée.

"Les températures élevées et le fort ensoleillement ont été propices à la fabrication d'ozone à partir de polluants émis directement sur la région, qui se sont ajoutés à des imports en provenance d'autres régions", analysent les experts. 

Une pollution favorisée par les fortes chaleurs de cet été

Gaz irritant, l'ozone peut entraîner des symptômes respiratoires voire aggraver des pathologies chez les personnes souffrant d'asthme, de bronchite chronique ou d'allergies. 

L'ozone, est un polluant qui se forme à partir d'autres polluants (gaz d'échappements, émissions industrielles) rejetés dans l'atmosphère et sous l'action des rayons du soleil. Les fortes températures et la canicule de cet été ont particulièrement favorisé ce phénomène typiquement estival.

Malgré ce record de pollution à l'ozone, Airparif relève malgré tout une "tendance générale à l'amélioration" de la qualité de l'air l'année dernière. Elle reste toutefois insuffisante selon l'organisme chargé de mesurer la qualité de l'air en Ile-de-France. Malgré leur baisse, le dioxyde d'azote, les particules, l'ozone et le benzène continuent de dépasser les recommandations de l'OMS à des degrés divers. En France, la pollution atmosphérique serait à l'origine de 48.000 décès par an selon Santé publique France

Carole Blanchard