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COP21: pourquoi c'est mal parti

A moins de trois mois du début de la conférence pour le climat organisée à Paris, tous les signaux ne sont pas encore... au vert.

Le gouvernement veut lancer la séquence COP21 en grande pompe. Mais en coulisse, le chemin vers l’accord semble encore long et escarpé: à moins de trois mois de la COP21, à peine un tiers des nations conviées a fait des propositions concrètes. Des mesures par ailleurs trop timides selon les ONG environnementales. 

"Toutes ces contributions doivent être revues. Elles ne sont pas au niveau de la science et de l'équité", regrette Pierre Cannet, responsable du Programme Climat et Energie au WWF France interrogé par BFMTV.

"La question est de savoir si la France, en tant que future présidente, va porter l'ambition de l'accord vers un consensus haut et non pas un consensus mou. Il faut faire en sorte que ces contributions et ce scénario soient revus", recommande-t-il.

Peu de réponses

Mais les divergences restent profondes sur de nombreux sujets: les financements mais aussi la répartition des efforts entre pays riches, pauvres et émergents, la forme légale de l'accord, la question des pertes et dommages créés par le climat, etc.

Pour certains, le succès se cache plutôt dans la société civile, loin des diplomates.

"Pour l'instant, ce n'est pas gagné", met en garde Julien Bayou, porte-parole d'EELV selon qui "aujourd'hui la société est en avance sur les décisions des pouvoirs publics".

"Les pouvoirs publics et les grands diplomates sont un peu coupés des réalités et très influencés par des lobbies qui, eux, ont intérêt à ce que rien ne change", estime-t-il.

Cinq jours de négociations

Il ne reste aux pays participants à la COP que cinq jours de négociations officiels avant le grand rendez-vous de décembre. Or, comme l'a souligné François Hollande lundi, "il y a des risques d'échec". "Il n'y aura pas d'accord (...) s'il n'y a pas d'engagement ferme sur les financements", a-t-il expliqué lors de sa conférence de presse.

Les représentants de 195 États vont tenter de s'accorder à Paris pour limiter à 2° la hausse des températures, limite fixée par les scientifiques sous peine de dégâts irréversibles.

A. D.