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Climat

Changement climatique: Antonio Guterres met en garde contre la "vulnérabilité" des Caraïbes

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies lors d'une session d'urgence sur la guerre de la Russie en Ukraine, le 28 février 2022

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies lors d'une session d'urgence sur la guerre de la Russie en Ukraine, le 28 février 2022 - Kena Betancur © 2019 AFP

"Les petites îles et les Etats côtiers de faible altitude dans les Caraïbes sont particulièrement vulnérables à la crise climatique", alerte ce dimanche le secrétaire général de l'ONU.

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a mis en garde ce dimanche au Surinam contre la "vulnérabilité" des Caraïbes face au changement climatique, plaidant également pour des mécanismes de financement destinés aux pays en développement endettés.

"Les petites îles et les Etats côtiers de faible altitude dans les Caraïbes sont particulièrement vulnérables à ce qui représente sans doute le défi le plus important auquel le monde ait à faire face actuellement: la crise climatique", a déclaré Antonio Guterres en ouvrant le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) à Paramaribo, au Surinam, qui se déroule jusqu'à mardi.

"Les Caraïbes sont en première ligne de l'urgence climatique mondiale", a-t-il relevé, réclamant des actions urgentes pour réduire les émissions de CO2 et la confection de "solutions" car "nous n'avons pas de temps à perdre".

"En première ligne"

Il a aussi souligné que le Surinam était "l'un des rares pays à être négatif" en matière d'émissions de CO2 "et un leader dans la protection de la biodiversité. Un exemple pour la population, pour la prospérité et pour notre planète".

Par ailleurs, concernant l'endettement qui a gonflé du fait de la pandémie de Covid-19 et des conséquences de la récente invasion de l'Ukraine par la Russie, Antonio Guterres a estimé nécessaire "un assouplissement immédiat pour les pays en développement dont la dette arrive à échéance".

Selon lui, cela doit passer par une réforme du système financier pour pouvoir garantir un "accès au financement" à des pays en développement ainsi que par une renégociation de ces dettes souveraines.

A.G avec AFP