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Un spécimen rare de zèbre noir à pois blancs photographié au Kenya

Le petit zèbre Tira

Le petit zèbre Tira - Frank Liu Photography - Facebook

La robe toute particulière du petit zèbre, qui le distingue de ses congénères à rayures, est due à une mutation génétique.

C'est un zèbre un peu particulier qui a été observé il y a quelques jours par Antony Tira, un guide Maasaï, dans la réserve nationale du Masai Mara, au Kenya. Il a d'abord cru que le petit animal appartenait à une autre espèce ou qu'il avait été capturé et peint. Mais la robe du jeune zèbre est bel et bien naturelle.

Contrairement à ses congénères qui possèdent des rayures noires et blanches, le spécimen récemment photographié par Frank Liu arbore une étonnante robe noire à pois blancs. Selon le photographe, le petit zèbre serait âgé d'environ une semaine.

Une production excessive de mélanine

Comme l'explique Geo, l'apparence toute particulière de Tira - nommé d'après le guide l'ayant découvert - serait liée à du pseudo-mélanisme, une mutation génétique affectant la production mélanine, ce pigment de couleur sombre qui affecte la couleur des poils et de la peau.

Comme l'explique le magazine, les rayures noires des zèbres sont créées par des poils contenant de la mélanine tandis que les blanches viennent de poils qui n'en possède pas. Chez Tira, une production excessive de mélanine a ainsi transformé les rayures blanches en petits pois blancs, lui donnant un look original pour un zèbre.

Une espérance de vie réduite

Malheureusement, sa robe pourrait lui réserver un sombre avenir. Comme l'explique la spécialiste Parmale Lemeine au site Daily Nation, relayée dans Geo, aucun des spécimens de zèbres nés avec des particularités génétiques similaires à celles de Tira n'ont survécu plus de six mois dans les parcs où ils ont été observés.

En effet, les spécimens dépourvus de rayures - qui agissent comme un repoussoir à insectes - sont plus vulnérables aux piqûres, notamment de mouches tsé-tsé, et donc aux maladies que ces insectes peuvent transmettre. Mais si Tira survit à ses premiers mois, sa mutation génétique ne devrait pas l'empêcher, comme ses congénères, de se reproduire.

Juliette Mitoyen