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La SPA a recensé moins d'abandons de chiens au premier trimestre 2021

Un chien dans un refuge de la SPA à Gennevilliers, en 2007

Un chien dans un refuge de la SPA à Gennevilliers, en 2007 - Martin Bureau-AFP

La Société protectrice des animaux a enregistré une baisse de plus de 20% du nombre de chiens récupérés dans ses 62 établissements entre janvier et mars, par rapport au premier trimestre 2020.

Les refuges de la SPA ont recueilli moins d'animaux abandonnés au premier trimestre 2021, avec notamment une baisse de plus de 20% du nombre de chiens récupérés dans les 62 établissements de la SPA, a indiqué l'association ce samedi.

"Les gens sont moins partis en vacances" pendant les premiers mois de 2021 en raison de l'épidémie de Covid-19 et des restrictions de déplacement, a-t-elle ajouté pour expliquer la baisse des abandons de chiens (-22% par rapport au premier trimestre 2020).

"Pour les chiens, il s'agit de vrais abandons. Pour les chats, ce sont souvent des chatons que les gens trouvent dans leur garage", a commenté Jacques-Charles Fombonne, le président de la Société protectrice des animaux. Le nombre de chats recueillis dans les refuges était quasiment stable (+2%).

Les adoptions restent stables

Côté adoptions, les chiffres sont restés stables durant les trois premiers mois de 2021 par rapport à la même période de 2020.

"On fait comme lors du premier confinement (démarré mi-mars 2020: ndlr) où on avait placé 998 animaux. On reprend les mêmes précautions en termes d'adoption responsable. Et on est d'autant plus attentif à donner des animaux à des gens qui manifestent le fait d'en avoir vraiment envie", déclare le président de la SPA.

Les adoptions "SOS", elles, ont augmenté de près de 20%. Ces adoptions concernent "des animaux que l'on a du mal à placer: des vieux chiens, des vieux chats, des animaux pas commodes ou malades", a-t-il précisé.

Et pour la vie d'après confinement, Jacques-Charles Fombonne se dit "confiant". Même s'il redoute "cet été une recrudescence des abandons par rapport à l'an dernier, lorsque les gens auront envie de partir en vacances".

Mélanie Rostagnat avec AFP Journaliste BFMTV