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Violences contre la CGT le 1er mai: le syndicaliste Benjamin Amar pointe l'extrême droite

Invité à réagir sur BFMTV aux insultes et violences subies par le cortège de la CGT en fin de manifestation samedi, le membre de la direction du syndicat contestataire a pointé du doigt l'extrême droite.

Même s'il juge la question "assez compliquée", Benjamin Amar ne nourrit pas trop de doutes quant à la provenance idéologique de ceux qui ont violenté les cégétistes parisiens du 1er-Mai. Invité à réagir ce dimanche sur BFMTV aux insultes subies par le cortège de la CGT durant les manifestations, ce membre de la direction du syndicat contestataire s'en est tenu à "des déductions".

"Les insultes racistes, sexistes et homophobes, elles ont (...) été foisonnantes. En plus de ça, il y avait des insultes de classe", rapporte-t-il.

"Alliés objectifs"

Et le syndicaliste de donner un exemple. "À plusieurs reprises on a eu, 'elles sont à combien les merguez?' Alors ça je vais vous dire, c'est typiquement les insultes de l'extrême droite", assure Benjamin Amar.

"Quand on s'en prend ainsi à un cortège CGT un 1er-Mai, idéologiquement, on est bien évidemment identifié. (...) Le 1er-Mai, Marine Le Pen a déposé sa gerbe devant la statue de Jeanne d'Arc en toute tranquillité, y a pas eu de problème", regrette-t-il.

Invoquant le marxisme, le syndicaliste en cite une notion "assez utile" à ses yeux, celle des "alliés objectifs".

"On a à la fois ces éléments qui nous ont attaqués frontalement, et en même temps, les forces de police qui nous empêchaient de sortir", s'indigne Benjamin Amar.
Jules Pecnard Journaliste BFMTV