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Violences chez Air France: une vingtaine de suspects identifiés

Pierre Plissonnier, DRH du long-courrier, vêtements déchirés, s'échappant devant des salariés en colère, le 5 octobre.

Pierre Plissonnier, DRH du long-courrier, vêtements déchirés, s'échappant devant des salariés en colère, le 5 octobre. - Kenzo Tribouillard - AFP

L'enquête interne menée par Air France sur les heurts survenus au CCE de lundi avance. Une vingtaine d'agresseurs ont été identifiés, dont six ou sept qui en seraient venus aux mains, frappant directement les cadres.

Après les heurts survenus lundi au siège d'Air France et pendant lesquels deux cadres ont été agressés, la compagnie mène une enquête interne. En marge de l'enquête judiciaire ouverte par le parquet de Bobigny, la direction du groupe affirme mercredi avoir identifié une vingtaine de fauteurs de trouble, selon nos sources confirmant des informations de RTL.

Ces suspects ont été reconnus sur les vidéos enregistrées par les caméras de surveillance. Une dizaine des salariés impliqués dans ces violences seraient investis d'un mandat syndical, CGT ou Force ouvrière. Sur le nombre, six ou sept personnes auraient porté de premiers coups à l'intérieur du bâtiment. Un délégué de FO aurait été formellement reconnu.

Des salariés ont permis aux manifestants d'entrer

D'autres salariés qui ne s'en sont pas directement pris aux cadres sont également suspectés de complicité. Ainsi l'hôtesse de l'air qui masque avec un autocollant ou un foulard une des caméras dans le couloir menant à la salle du CCE. Ou encore, les quatre agents qui ont renversé les grilles et les deux pilotes qui ont ouvert les portes pour permettre aux manifestants d'entrer à l'intérieur du bâtiment.

Enfin, une femme reste à identifier. Elle est suspectée de violences verbales graves à l'intérieur du bâtiment ou se tenait la réunion.

La compagnie indique que des procédures disciplinaires sont en cours. Elles pourraient conduire, pour les faits les plus graves, à des licenciements. Pour l'heure, les visionnages continuent. D'autres personnes impliquées pourraient être identifiées dans les prochaines heures. Les salariés investis d'un mandat syndical ne pourront cependant être sanctionnés qu'après autorisation de l'inspection du travail.

D. N. avec Gaëtane Meslin