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VIDEO - Hommages à Dominique Baudis, un "homme fidèle"

Dominique Baudis, le 3 février 2009,

Dominique Baudis, le 3 février 2009, - -

Hommes politiques de tous bords, journalistes, Toulousains, saluent jeudi la personnalité de Dominique Baudis, dont on vient d'apprendre la disparition.

La nouvelle a surpris. Nombreux sont ceux qui ignoraient la maladie de Dominique Baudis, mort jeudi matin d'un cancer généralisé. Les réactions n'ont pas tardé à fuser de toutes parts. Hommes politiques, journalistes ou simples administrés, tous ceux qui l'ont connu ou côtoyé au cours de sa carrière, ont salué la personnalité intègre de celui qui fut correspondant au Proche-Orient, puis maire de Toulouse, président du CSA et enfin Défenseur des droits.

> L'émotion de François Bayrou

Très ému, François Bayrou a ainsi évoqué sur BFMTV "une très grande tristesse, un très grand chagrin, c’est quarante années d’amitiés et de combats politiques qui s’en vont".

"J’ai rencontré Dominique Baudis au début des années soixante-dix, il a été président des jeunes centristes, on s’est jamais séparés depuis, ni du temps où il avait sa carrière de journaliste, ni du temps où il a exercé ses mandats politiques", a encore déclaré le président du Modem.

> La tristesse de Jean-Luc Moudenc

Pour le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, s'exprimant sur notre antenne, "c’est une réaction de grande émotion, de grande tristesse bien évidemment, Dominique Baudis je l’ai connu tout jeune, il a été celui qui m’a formé aux responsabilités municipales, j’ai été son collaborateur, j’ai été un de ses élus, j’ai beaucoup appris de lui, je lui dois beaucoup, je suis en état de choc, je crois que toute la ville de Toulouse aussi, ça été un très grand maire et je dois pouvoir le dire".

> Les souvenirs de Patrick Poivre d'Arvor

Tous dressent le portrait d'un homme "aux valeurs d'humanisme, de tolérance et de respect entre les peuples et les religions", comme le rappelle Patrick Poivre d'Arvor, qui a travaillé à ses côtés comme journalistes, notamment à "Beyrouth, pendant la guerre civile". "C'est je crois quelque chose qui l'a beaucoup marqué", raconte encore l'ancien présentateur du journal télévisé.

> Pour Dominique Bussereau: "quelqu'un de fidèle"

"C’était quelqu’un de fidèle quand on avait sa confiance", a pour sa part confié à BFMTV Dominique Bussereau, ancien ministre des Transports qui a également indiqué: "il n'a jamais voulu être ministre, les honneurs parisiens ne l’accrochaient pas, il a plutôt mené une vie sur le terrain comme avec le CSA et dernièrement le défenseur des droits".

> Francis Spitzner évoque le "courage" de Dominique Baudis

Francis Spizner, ami et ancien avocat de Dominique Baudis, se souvient, lui de l'affaire Alègre: "quand cette affaire est arrivée, l’affaire Alègre, il a été comme il était c’est-à-dire courageux, déterminé. Il a su faire face, il a souffert, sa famille a souffert. Il est sorti renforcé de cette épreuve et je crois que [cela l'a influencé dans] le choix ensuite de devenir Défenseur des Droits".

"Je retiens surtout un homme qui a été partout où il est passé, un homme qui a fait l’unanimité, ça a été un grand maire de Toulouse, ça a été un excellent président du CSA, ça a été un président de l’Institut du Monde Arabe, ça a été le premier Défenseur des Droits et partout tout le monde rend hommage à l’homme qu’il était parce que c’était un homme juste, parce que c’était un homme bon et parce que c’était un homme de conviction", a-t-il ajouté.

L'émotion était présente ce jeudi matin au sein du gouvernement également. La ministre Marisol Touraine a tweeté son "émotion" et salué "la mémoire de l'homme, de l'élu, et du Defenseur des droits". Stéphane Le Foll a également rendu hommage à "la mémoire d'un homme sincère que j'ai bien connu au Parlement européen".

Magali Rangin