BFMTV

Une opération d'évacuation de campements de migrants du nord-est parisien a débuté

Une importante opération d'évacuation de campements de migrants du nord-est de Paris s'est tenue ce jeudi matin.

Une importante opération d'évacuation de deux campements à cheval sur le nord-est de Paris et la Seine-Saint-Denis s'est tenue ce jeudi matin. En tout, 1.611 personnes, dont 300 membres de familles, ont été mises à l'abri sur les deux campements. 

Près de 600 policiers ont accompagné depuis 6 heures des exilés qui vivaient Porte de la Chapelle, sous des tentes de fortune près du périphérique parisien, vers des bus pour les emmener dans des gymnases ou des centres d'accueil franciliens, dans une opération conjointe de la préfecture de police de Paris et la préfecture de la région Ile-de-France. 

Les migrants évacués ce jeudi sont principalement des hommes, mais des associations précise que des femmes et des enfants vivent aussi dans ces camps de fortune. Il s'agit principalement de Somaliens, d'Afghans, d'Érythréens et de Tchadiens. Tous ont été redirigés vers 16 centres d'accueil de l'Ile-de-France, indiquait Christophe Castaner lors d'une conférence de presse ce jeudi après-midi.

Aucun campement ne devrait se reformer

L'annonce du démantèlement de ces campements insalubres à cheval sur le nord-est parisien et la Seine-Saint-Denis avait été faite mercredi par la préfecture de police de Paris et la préfecture de la région Ile-de-France. Quelques heures auparavant, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait pris "l'engagement d'évacuer d'ici la fin de l'année les campements du nord-est parisien", lors des annonces gouvernementales sur l'immigration.

Didier Lallement, préfet de police de Paris, a assuré lors d'une conférence de presse ce jeudi matin qu'il prendrait un arrêté pour éviter la reformation de ce campement.

Ce n'est pas l'ensemble des camps qui seront évacués ce jeudi, puisque les forces de l'ordre doivent "procéder au démantèlement des campements illicites installés au niveau de la Porte de la Chapelle à Paris XVIIIe et de l'Avenue du Président Wilson à Saint-Denis, ainsi qu'à la mise à l'abri" des occupants, ont annoncé les préfectures dans un communiqué commun.

Juliette Mitoyen avec AFP