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Un homme condamné à Besançon pour avoir vendu des centaines d'armes par correspondance

Des armes (image d'illustration)

Des armes (image d'illustration) - Thomas Oliva - AFP

Cet ancien artilleur avait envoyé près d'une tonne d'armes par la Poste entre 2018 et 2020. Il a été condamné à sept mois de prison avec sursis.

Un homme de 33 ans qui a reconnu avoir vendu des centaines d'armes, envoyées dans 80 colis d'un poids total de près d'une tonne, a été condamné à sept mois de prison avec sursis à Besançon, a indiqué le parquet vendredi.

Cet ancien artilleur passionné d'armes a été jugé jeudi par le tribunal correctionnel de Besançon pour "acquisition, détention et cession non autorisée d'armes" et "importation en contrebande de marchandises dangereuses pour la sécurité publique", dans le cadre d'une comparution de reconnaissance de culpabilité.

Entre 2018 et 2020, il a vendu "250 objets" tels que des obus, des grenades, des fusils ou des munitions à des clients généralement domiciliés à l'étranger, en Europe, "par passion et pour arrondir ses fins de mois", a indiqué le procureur de la République Etienne Manteaux lors d'une conférence de presse.

Le service d'enquêtes judiciaires des finances (SEJF) a été saisi de l'enquête en octobre dernier après la découverte par les douanes, au centre de tri postal de Saint-Priest (Rhône), d'un obus dissimulé dans un colis de 12 kilos.

Des armes de guerre

Une perquisition menée au domicile de l'expéditeur, dans la périphérie de Besançon, a permis de découvrir 28 armes de guerre, dont certains obus et certaines grenades non percutés gardaient un potentiel explosif, 36 armes d'épaules et un important stock de munitions.

"Il s'agit d'armes plutôt anciennes, mais qui ne sont pas neutralisées et sont en état de fonctionner", note Etienne Manteaux. Celui-ci souligne le "risque que ces armes ne se retrouvent dans de mauvaises mains".

Le trentenaire, un auto-entrepreneur sans antécédent judiciaire, a expliqué qu'il "recherchait des obus et des munitions dans les forêts aux environs de Besançon avec des détecteurs de métaux", a-t-il ajouté.

SK avec AFP